La droite allemande veut privatiser Deutsche Telekom à 100%

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A l'heure où la droite française au pouvoir se voit contrainte de prendre des décisions lourdes pour assurer l'avenir de France Télécom, telles que le remplacement éventuel de son PDG ou le lancement d'une augmentation de capital, la droite allemande envisage de se désengager totalement de Deutsche Telekom en cas de victoire aux élections législatives du 18 septembre.Dans un entretien au quotidien Die Welt, Lothar Spaeth, donné favori pour un "super ministère" de l'Economie dans le gouvernement que formerait Edmund Stoiber, juge que l'opérateur "doit être privatisé le plus rapidement possible avec une proportion maximale d'investisseurs internationaux indépendants, qui puissent faire pression pour améliorer l'efficacité de l'entreprise". Une nouvelle donne capable selon lui de rassurer les investisseurs.Sur ce dossier comme sur beaucoup d'autres, la coalition démocrate chrétienne CDU-CSU entend donc prendre le contre-pied de l'équipe Schröder, dont l'interventionnisme dans ce dossier a culminé en juillet avec le limogeage de Ron Sommer, le PDG de Deutsche Telekom. Mais si Lothar Spaeth se dit pressé de vendre les 43% que l'Etat allemand détient encore dans l'ex-monopole, il admet que le climat boursier actuel est loin d'être favorable à une cession rapide. "La situation actuelle est très mauvaise, reconnaît-il. Et en tant qu'homme d'affaires, naturellement, je n'aime pas vendre à perte". Lothar Spaeth, 64 ans, dirige Jenoptik, une société de haute technologie installée en ex-RDA et qui constitue l'un des rares succès d'entreprises dans l'Est du pays depuis la réunification... grâce notamment aux aides publiques. Au-delà de la privatisation totale, poursuit-il à propos de Deutsche Telekom, "une déréglementation et une confrontation avec la concurrence renforcées pourraient rendre plus efficaces et plus transparentes les structures de Deutsche Telekom. Le marché pourrait récompenser ce changement et l'intérêt pour l'action "T" s'en trouverait ranimé".Un scénario qui reste à confirmer : les déclarations de Lothar Spaeth semblent pour l'instant pousser l'action à la baisse. En fin d'après-midi lundi, le titre abandonnait 3,93% à Francfort, à 10,28 euros.

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