Nouvelle menace de fermeture du réseau de KPNQwest

Lundi, mardi, mercredi ? La date précise est encore inconnue mais cette fois, les administrateurs judiciaires voient mal comment éviter une fermeture du réseau européen de KPNQwest, ce qui menacerait le bon fonctionnement de milliers d'entreprises clientes et l'ensemble du trafic Internet en Europe, dont il assure quelque 40%. La justice néerlandaise, saisie par les administrateurs, a en effet rejeté leur demande concernant les sommes versées ces derniers jours par des clients. Soit 5,2 millions d'euros dont elle a ordonné le transfert aux créanciers de l'entreprise. Les administrateurs, qui comptaient sur cet argent frais pour faire fonctionner le réseau jusqu'à la date prévue de fermeture, le 1er juillet (lire ci-contre), ont donc logiquement décidé d'"arrêter les frais" au sens propre du terme : la maintenance du réseau n'est désormais plus assurée. Unique et improbable dernier espoir : la signature rapide d'un accord de reprise partielle ou totale, qui permettrait d'empêcher la fermeture. L'un des administrateurs, Ed Meijer, a reconnu vendredi soir que deux repreneurs étaient "tout prêts de faire une offre finale". Mais aucun d'eux ne s'est encore manifesté. Et si Ed Meijer a admis qu'AT&T est l'un d'entre eux, l'identité de l'autre reste inconnue. L'opérateur historique belge Belgacom a démenti samedi tout intérêt pour le dossier. Les noms des britanniques Colt et Cable & Wireless ont été les plus cités ces derniers jours. Mais une reprise serait compliquée par le fait que plusieurs filiales, notamment KPNQwest France, ont déposé leur bilan indépendamment de leur maison-mère, ce qui a entraîné des procédures de redressement judiciaire distinctes.Selon les experts, la fermeture prématurée du réseau de KPNQwest, qui court sur 25.000 kilomètres dans une vingtaine de pays, aurait pour conséquence de ralentir de manière sensible le trafic Internet dans toute l'Europe. En effet, KPNQwest, en dépit de la migration d'un nombre croissant de ses clients vers d'autres opérateurs, achemine encore selon eux 40% du trafic Web européen, contre 60% avant sa mise en faillite.

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