Pour Ciena, la crise est loin d'être terminée

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La crise du marché de l'optique n'en finit pas de se terminer, mettant les acteurs de ce marché au supplice. Ainsi le fabricant américain d'équipements pour réseaux optiques Ciena est-il contraint, une nouvelle fois, de décevoir les investisseurs. Dans un commentaire sur les résultats du premier trimestre, le groupe annonce que son chiffre d'affaires trimestriel devrait tout juste atteindre 160 millions de dollars, soit 55% de moins que sur les trois premiers mois de 2001 et 30% de moins qu'attendu par les analystes. La perte par action, hors coûts de restructuration, se situera en outre entre 19 et 22 cents, là où Wall Street tablait en moyenne sur une perte limitée à 11 cents. Au cours du trimestre, explique dans un communiqué Gary Smith, le PDG de Ciena, "plusieurs de nos grands clients ont apporté des changements importants à leurs plans de déploiement", et ont donc nettement réduit les volumes d'équipements commandés par rapport à leurs prévisions. Et il n'est pas certain que le retard pris dans les investissements soit rattrapé rapidement : "les budgets d'investissement et les projets de déploiement de nos clients pour 2002 restent incertains", reconnaît Gary Smith, qui espère prudemment une stabilisation du chiffre d'affaires au deuxième trimestre. Une stabilisation qui constituerait un soulagement pour un groupe qui a vu ces dernières semaines plusieurs clients ou ex-clients, comme Global Crossing, McLeod ou encore Enron Communications, déposer purement et simplement leur bilan. Sans attendre d'y voir plus clair, Ciena brandit donc une nouvelle fois l'arme de la réduction des dépenses : trois mois après avoir supprimé 380 postes (lire article ci-contre), la société annonce 400 licenciements immédiats, soit une réduction d'environ 12% de ses effectifs, et la fermeture pure et simple de son centre de recherche et développement de Marlborough, dans le Massachussetts. Ce nouveau plan social se traduira dans les comptes du deuxième trimestre par une charge exceptionnelle de 9 à 11 millions de dollars. Presque une goutte d'eau par rapport à la provision pour dépréciation d'actifs de 1,7 milliard de dollars inscrite dans les comptes 2001, pour tenir compte de la dévalorisation de plusieurs acquisitions récentes, à commencer par celle de Cyras Systems.En clôture sur le Nasdaq, l'action Ciena chutait de 11,07% à 9 dollars, après être tombé en séance à 8,93 dollars, son plus bas niveau depuis cinq ans.latribune.f

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