Solsoft lève 8 millions de dollars

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Même si les capital risqueurs sont plus méfiants, ils continuent d'investir et Solsoft en est l'une des dernières illustrations. Cette société française créée en 1996, installée aux Etats-Unis, à Paris et à Londres, vient de lever 8 millions de dollars en faisant entrer dans son tour de table Clam Private Equity et Rothschild, venus rejoindre les investisseurs historiques Carlyle Group et Intel Capital. Bien que Solsoft soit spécialisé dans l'édition de solutions de sécurité des réseaux, un thème qui reçoit encore les faveurs des investisseurs à l'instar de beaucoup de solutions informatiques, cette dernière levée de fonds s'est faite après un parcours semé d'embûches. "Le levée a été quelque peu difficile, car la valorisation de la société était moitié moins élevée que celle établie lors de la dernière augmentation de capital", précise Catherine Hamelle, responsable administration et finances de la société, sans citer de chiffres. Solsoft vient en effet de boucler sa quatrième levée de fonds, après un apport initial de 9 millions de francs en 1998, une première levée de 30 millions de francs en 1999, et une deuxième de 60 millions de francs en 2000 qui a permis à Carlyle Group et à Intel Capital d'entrer dans le capital de la société.Solsoft promet que cette augmentation de capital est la dernière avant la profitabilité, qui devrait être atteinte en début d'année prochaine. Et si les chiffres sont encore modestes, ils sont tout de même en forte croissance, fait valoir Solsoft. L'an dernier, la start-up a terminé l'année sur un chiffre d'affaires de 1,5 million d'euros, multiplié par deux par rapport à 2000. Il devrait s'établir entre 3 et 4 millions d'euros cette année et doubler encore en 2003. "Ce qui a convaincu les investisseurs, c'est bien sûr le produit mais surtout son potentiel de ventes", explique Catherine Hamelle.Et Solsoft est persuadé d'être sur un créneau d'avenir. Dans un contexte où les réseaux informatiques sont toujours plus complexes, la société propose aux entreprises de protéger leurs échanges informatiques vis à vis de l'extérieur mais également les échanges d'informations en interne. "Souvent, les attaques informatiques proviennent de l'intérieur de l'entreprise", explique Ferhat Kaddour, responsable commercial France-Europe. De plus en plus, en effet, le risque informatique, à l'instar d'autres paramètres, est pris en compte par les conseils d'administration ou les actionnaires des entreprises, qui le valorisent. Concrètement les "budgets sont à la hausse dans ce domaine", confirme Ferhat Kaddour.Discret sur ces clients, Solsoft annonce 150 grands comptes, dont les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne, l'armée américaine, et des opérateurs de télécoms tels que Telecom Italia. Cette année, le chiffe d'affaires devrait être généré à 50% par le marché américain et à 50% par le marché européen. Solsoft commercialise sa solution uniquement par voie indirecte et travaille avec des intégrateurs institutionnels comme Arch (Siemens) ou Neurocom. Elle veut maintenant tenter de passer par de plus gros intégrateurs, de la taille d'IBM ou de Cap Gemini, qui pourraient inclure sa solution dans leur offre globale.Sandrine C

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