Napster pourrait devenir un site X

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Ironie du sort: c'est semble-t-il la pornographie qui fera renaître Napster. Le site de musique en ligne en cours de liquidation vient de recevoir une proposition de reprise plutôt inattendue. Elle provient de Private Media Group, une société espagnole cotée au Nasdaq et spécialisée dans... la distribution de contenu pour adultes multi-support (DVD, vidéos, magazines, site Internet). Ce n'est pas parce que Private Media Group est dans l'industrie la plus lucrative du Net, qu'elle n'est pas victime du piratage, justifie la société dans un communiqué.L'entreprise a proposé la reprise de la marque Napster et de l'adresse Internet www.napster.com contre un million de titres, soit 2,4 millions de dollars, selon le cours de clôture de jeudi soir. L'offre doit encore être approuvée par les administrateurs judiciaires.Pour Private Media Group, l'opération est l'occasion d'"être présent sur une place de marché peer-to-peer de contenu pour adultes", précise le communiqué. Le groupe ne s'intéresse qu'à la marque Napster, et non pas à la technologie. Pour cela, elle est en discussions avec d'autres développeurs dans le but de développer une nouvelle plate-forme. Avec Napster, Private Media Group veut offrir à des millions d'internautes la possiblité d'échanger du contenu pour adultes gratuitement ou des vidéos de la société "pour un prix raisonnable", selon le communiqué. Car le groupe se dit autant concerné que les majors d'Hollywood par l'infraction des droits d'auteurs. 35% des contenus téléchargés à partir de sites peer-to-peer ont un caractère pornographique, assure le groupe. Et les contenus de cette nature intéressent 150 millions d'internautes dans le monde. Un manne potentielle pour la société cotée au Nasdaq. Au deuxième trimestre, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 11 millions de dollars (+34% en an) pour un résultat net de 2 millions de dollars.Grâce à Private Media Group, Napster pourrait donc renaître de ses cendres. Début septembre, un tribunal a refusé la proposition de reprise de Bertelsmann, son actionnaire, pour 9 millions de dollars. Cette décision avait conduit la société, toujours en dépôt de bilan, à fermer définitivement ses portes et à licencier la quasi totalité de la quarantaine de salariés. Seule une petite équipe est toujours dans les murs. Elle est chargée de liquider ce qui reste du site (lire ci-contre). A sa grande époque, avant que les majors ne s'en prennent à lui, Napster réunissait 60 millions d'utilisateurs dans le monde (lire ci-contre).

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