Deutsche Telekom confirme ses objectifs mais peine à rassurer

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Alors que certains investisseurs s'inquiétaient récemment encore du risque d'abaissement des prévisions de résultats de Deutsche Telekom pour l'année en cours, l'opérateur allemand s'est efforcé de les rassurer à l'occasion de la publication des résultats définitifs du premier trimestre : le groupe présidé par Ron Sommer vise toujours une amélioration continue de sa rentabilité opérationnelle tout au long de l'année, avec pour objectif de réaliser sur l'exercice, un Ebitda de 15,9 à 16,9 milliards d'euros. Cet objectif n'est pas pour autant gagné d'avance : sur les trois premiers mois de l'année, l'Ebitda (équivalent de l'excédent brut d'exploitation) n'a progressé que de 4,4% à 3,8 milliards d'euros. Un résultat inférieur aux attentes les plus pessimistes des analystes financiers. Et ce malgré la bonne performance de T-Mobile, la division de téléphonie mobile, qui a doublé son Ebitda, à 1,2 milliard. Le résultat net du groupe, lui, reste dans le rouge, de 1,8 milliard d'euros, alors que les marchés tablaient sur une perte de 1,1 à 1,6 milliard. Un chiffre qui inclut un milliard d'euros de provisions pour dépréciation d'actifs, notamment en raison de la baisse de l'action... France Télécom, dont Deutsche Telekom détient toujours 1,8%.Quant au chiffre d'affaires du groupe, il affiche une progression de 15%, à 12,8 milliards d'euros, un chiffre inférieur de 100 millions à celui évoqué fin avril. La progression des ventes (1,7 milliard d'euros) est due pour l'essentiel à la consolidation de l'opérateur mobile américain VoiceStream. Or ce facteur n'est pas propre à rassurer les investisseurs : dans La Tribune, aujourd'hui, Thierry Cota, analyste financier chez SG Securities, souligne ainsi qu'à l'avenir, "l'essentiel de la croissance du géant allemand sera dépendante de sa filiale VoiceStream sur un marché qui offre une très faible visibilité" (lire ci-contre).Autre source de préoccupation : la division T-Com (téléphonie fixe et interconnexion), dont le chiffre d'affaires a reculé de 0,8% au premier trimestre à 7,44 milliards d'euros et dont la marge opérationnelle affiche un recul de près de trois points sur un an à 33,2%. Le résultat avant impôt de T-Com a, lui, été divisé par deux, à 694 millions d'euros. Parallèlement, les ventes de T-Systems (services aux entreprises) reculent de 4,5%. En revanche T-Online, la division Internet, a accru ses ventes de 18% à 427 millions d'euros et affiche un Ebitda positif de 17 millions. Ces résultats ont visiblement déçu les investisseurs : en fin de journée à Francfort, "l'action T" reculait de 5,65% à 12,35 euros, se rapprochant de son plus bas niveau de l'année (12,04 euros). Elle entraînait à la baisse France Télécom, qui reculait à Paris de 4,23% à 20,39 euros quelques minutes avant la clôture officielle. L'action Deutsche Telekom a perdu plus d'un tiers de sa valeur depuis le 1er janvier (et plus de 50% sur un an), les marchés restant préoccupés par le poids de l'endettement, qui a encore augmenté au premier trimestre pour atteindre 67 milliards d'euros.

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