Akazi Technologies veut optimiser les systèmes d'information

Dans le monde de l'informatique, sigles et concepts ne manquent pas, bien au contraire. Dernier venu sur le marché, le BPM - entendez le Business Processus Management - commence à envahir les conversations des spécialistes. Une petite société française née il y a à peine deux ans, Akazi Technologies, positionnée sur le créneau, a réussi trois levées de fonds totalisant 6,3 millions d'euros depuis sa création. Dernière opération en date : l'injection d'un million d'euros par un nouveau fonds de capital risque, Convergent Capital, créé en avril 2001 par trois anciens de l'informatique.Le BPM veut répondre à une problématique inhérente au développement forcené de l'informatique dans les entreprises ces dernières années. Celles-ci pour répondre à leurs besoins et en raison de l'évolution des technologies se sont massivement équipées en logiciels et progiciels de toutes sortes : elles ont bâti un système pour la gestion des achats, un autre pour la comptabilité, un troisième pour la production, sans oublier un site Internet pour le commerce électronique. Résultat : plusieurs workflows (terme qui désigne l'informatisation d'un processus) sont présents dans l'entreprise sans forcément communiquer entre eux. Le BPM propose donc une gestion globale des processus en harmonisant le système d'information grâce au Web, et ce afin de "faire gagner l'entreprise en souplesse et en productivité", précise Bernard Debauche, le PDG et fondateur d'Akazi Technologies.Afin de valider le concept, Akazi cite ses clients. Son portefeuille est riche d'une dizaine de grands comptes dont ST Microelectronics, la Caisse d'Epargne et le Ministère des Finances. Pour ce dernier par exemple, Akazi a mis en place un système de gestion des aides des entreprises publiques aux entreprises accessible en ligne. Le tout sans que le système informatique existant ait besoin d'être complètement refondu. Objectif : disposer d'un outil "de traçabilité des données afin d'accroître la qualité de service pour les sociétés", explique Bernard Debauche. Selon le PDG, le service public et l'industrie sont actuellement des cibles potentielles très intéressantes car dans de véritables problématiques d'amélioration des services et des process. Autre cible sensible pour la société : les fournisseurs de services informatiques (infogérance, facturation, etc.). Akazi leur propose de développer leurs services directement sur Internet au lieu de procéder à une intégration lourde chez leurs clients.Encore frileuse sur sa communication financière, l'entreprise après deux ans d'activité refuse de dévoiler son chiffre d'affaires. Tout juste se contente-t-elle de préciser un objectif de rentabilité prévu à ce jour pour début 2003. Akazi, qui compte actuellement 35 personnes, oriente son année 2002 sur le développement commercial et marketing. A l'instar d'autres éditeurs de logiciels, elle commercialise ses produits de façon totalement indirecte. Prenant garde de ne pas brûler les étapes, elle a commencé par s'adresser à de petits intégrateurs, pour ensuite convaincre des SSII de plus grand renom. Actuellement, Cap Gemini, Atos, PriceWaterhouse et Teamlog proposent les solutions Akazi. Se sentant maintenant mieux rôdée, la société veut étendre ses partenariats aux Big Five, générateurs d'effets de levier importants en termes de chiffre d'affaires. Sandrine C

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