Hynix renoue avec les bénéfices après une année noire

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La crise de 2001 appartiendrait-elle déjà au passé d'Hynix ? Le fabricant sud-coréen de semi-conducteurs a failli être acculé à la faillite l'an dernier par la crise du secteur, qui a exacerbé ses problèmes d'endettement. Mais la remontée depuis quatre mois des cours des puces, notamment ceux des mémoires DRAM, dont il est le troisième producteur mondial, porte ses fruits : le groupe, qui négocie toujours une alliance avec l'américain Micron Technology, a gagné de l'argent sur les deux premiers mois de l'année. Pour janvier et février 2002, Hynix table ainsi sur un résultat d'exploitation de 110 milliards de wons (83,4 millions de dollars) pour un chiffre d'affaires de 550 milliards de wons (417,2 millions de dollars). Un redressement qui, pour Hynix, "résulte des mesures de réduction des coûts en interne et de la hausse des prix des DRAM, à mettre au compte du redressement de l'industrie technologique mondiale ainsi qu'à une augmentation générale de la demande de semi-conducteurs".Le contraste avec les résultats publiés pour 2001 est saisissant : sur l'année écoulée, le groupe affiche une perte d'exploitation de 1.290 milliards de wons (979 millions de dollars) pour un chiffre d'affaires de 3.980 milliards de wons (3,02 milliards de dollars), en recul de 55%. En outre, Hynix a inscrit dans ses comptes 2001 une perte exceptionnelle de 3.770 milliards de wons. Total : une perte nette colossale dépassant 3,8 milliards de dollars, plus que doublée par rapport à 2000.Malgré ces très lourdes pertes, le patron du groupe, Park Sang-ho, a réaffirmé devant les journalistes sa confiance dans la "survie à long terme" du groupe, sauvé l'été dernier par les banques coréennes sollicitées par le gouvernement de Séoul. A ses yeux, cette survie est "possible même si les conditions de marché empirent, car Hynix dispose d'un avantage compétitif en matière de technologie et de coûts des DRAM". En outre, le groupe pourrait afficher un bénéfice net au premier trimestre "si les prix des puces se maintiennent au niveau actuel", assure Park Sang-ho. Le patron du groupe devait repartir mercredi pour les Etats-Unis afin de poursuivre les discussions entamées il y a quatre mois avec Micron Technology. Le projet de l'Américain de reprendre, pour près de quatre milliards de dollars, la division mémoires d'Hynix (qui génère les deux tiers du chiffre d'affaires) créerait un nouveau numéro un mondial de ce marché, devant Samsung Electronics. latribune.f

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