AOL dément vouloir racheter Red Hat

N'en déplaise aux amateurs de bras de fer entre colosses, la nouvelle offensive d'AOL Time Warner contre Microsoft n'est pas pour demain. Le groupe présidé par Steve Case a démenti préparer l'acquisition de Red Hat, le principal distributeur mondial de Linux, le système d'exploitation libre et gratuit dont le succès au sein de la communauté informatique constitue une douloureuse épine dans le pied de l'éditeur de Windows. Le Washington Post avait annoncé dimanche l'existence de pourparlers entre AOL et Red Hat, évoquant la possibilité d'une conclusion rapide des discussions. Après avoir gardé le silence ces deux derniers jours, AOL, par la voix d'un porte-parole, a finalement affirmé que "l'article du Washington Post est incorrect. AOL n'est pas en négociations avec Red Hat". Les informations du quotidien avaient suscité de nombreux commentaires : déjà propriétaire de Netscape, éditeur du navigateur Communicator, rival de l'Internet Explorer de Microsoft, AOL est, sur un nombre croissant de segments de marché, le principal concurrent du groupe fondé par Bill Gates. Plusieurs analystes ont ainsi souligné les possibilités de coopération existant entre AOL - qui compte 33 millions d'abonnés dans l'accès Internet - et Red Hat. Certains imaginaient déjà AOL proposer à ses clients d'installer un nouveau système d'exploitation sur leur PC pour profiter de ses services dans des conditions optimisées.Red Hat, dont la capitalisation boursière atteint 1,4 milliard de dollars, soit à peine 1,1% de celle d'AOL, a réalisé une perte de 98 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 68 millions au cours des trois premiers trimestres de 2001. La société, qui tire ses revenus des services associés à la distribution de Linux - lui-même gratuit -, n'a pas échappé à la crise de l'investissement informatique et a été contrainte à d'importantes restructurations. Une fragilité relative qu'AOL ne serait pas forcément en mesure de pallier : malgré sa force de frappe, le groupe n'est pas parvenu, depuis le rachat de Netscape il y a près de trois ans, à enrayer le déclin de ce dernier face à la montée en puissance d'Internet Explorer, aujourd'hui utilisé par plus de 80% des internautes.latribune.f

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