Jean-Pierre Raffarin confirmé dans ses fonctions par Jacques Chirac

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Conformément aux attentes et à la tradition, Jean-Pierre Raffarin s'est rendu ce matin au palais de l'Elysée pour y remettre sa démission à Jacques Chirac. Compte tenu de la large victoire de l'UMP à l'élection législative, le président de la République a reconduit dans la foulée à la tête du gouvernement l'ancien président de la région Poitou-Charentes. Un léger remaniement ministériel devrait maintenant avoir lieu ; la composition de la nouvelle équipe sera rendue publique à 19h ce soir. Les observateurs n'attendent pas de modification majeure dans le gouvernement. Toutefois, en début d'après-midi, on apprenait la démission du ministre délégué aux Affaires européennes, Renaud Donnedieu de Vabres, mis en examen dans le cadre de l'affaire du financement occulte du Parti républicain. Son départ du gouvernement semblait acquis depuis le début de la journée.En marge de la formation du nouveau gouvernement, la semaine risque d'être agitée par les luttes pour le contrôle du "perchoir" de l'Assemblée nationale et des différents groupes parlementaires. Pour la présidence de l'Assemblée, on compte déjà deux candidats de poids : l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et l'ancien ministre de l'Intérieur, le maire d'Evreux Jean-Louis Debré, qui présidait le groupe RPR de l'Assemblée sortante. La présidence du groupe parlementaire UMP devrait échoir à un candidat Démocratie libérale, tandis qu'au PS on s'attend à une lutte pour le contrôle du groupe parlementaire entre Jean-Marc Ayrault, président sortant, et Laurent Fabius, qui a contrôlé le groupe PS de 1993 à 1997. Hier, le second tour des élections législatives a donné à Jacques Chirac la majorité qu'il avait demandée aux électeurs. Selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP dispose de 355 sièges tandis que l'UDF obtient 29 élus. Démocratie Libérale comptera 2 élus, de même que le RPF. Le Mouvement Pour la France comptera un député en la personne de Philippe de Villiers tandis que les élus Divers Droite seront au nombre de 10. L'Assemblée Nationale sera donc bleue avec 399 députés de droite. A gauche, le PRG obtient 7 sièges, les Divers gauche seront au nombre de 6 et les Verts obtiennent 3 sièges. Le Parti Socialiste, qui avait particulièrement souffert de l'absence de mobilisation de ses électeurs au premier tour, obtient 140 sièges. Le Parti Communiste échappe de justesse à l'humiliation suprême de se voir privé de groupe parlementaire: il obtient 21 députés.La gauche trouve une certaine consolation dans les progrès qu'elle enregistre à Paris. Elle devient la première force dans la capitale avec 12 circonscriptions sur 21, grâce notamment à l'élection de deux députés Verts, Yves Cochet et Martine Billard. Au total la gauche sauve 178 des 314 sièges détenus auparavant. Enfin, à l'extrême droite, le Front National confirme l'échec que représentent pour lui les législatives après la performance de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle: il n'obtient aucun élu.L'assemblée sortante, élue en 1997, comptait 248 députés socialistes, 35 communistes, 31 divers gauche (y compris les Verts et les Radicaux de gauche), 135 RPR, 67 UDF, 43 DL et 5 non-inscrits.

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