Le capital-risque français est retombé à son niveau de fin 1999

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Le constat n'étonnera personne, confirmant le sentiment éprouvé par la plupart des acteurs et observateurs du monde Internet. Le septième indicateur Chausson Finance, qui recense les investissements de 44 sociétés de capital-risque françaises, mesure la décrue de cette activité et le recentrage sur les refinancements. Le montant global des investissements comptabilisés pour le second semestre 2001 s'établit ainsi à 306 millions d'euros contre 360 millions pour les six premiers mois de l'année, soit un recul de 15%. "L'on est revenu au niveau atteint deux années en arrière, au deuxième semestre 1999", souligne l'étude. Même si, sur l'ensemble de l'année, les montants investis représentent encore 30% de plus que ceux de 1999.Au total, Chausson Finance (cabinet de conseil en levées de fonds et fusions-acquisitions) a dénombré 237 opérations sur la période juillet-décembre de l'an dernier, contre 225 sur les six mois précédents. Le montant moyen investi recule de près de 20% à 1,3 million d'euros. Et la baisse est plus marquée encore pour les "gros" tours de table : seules deux opérations ont dépassé le seuil des 17 millions d'euros atteint par les dix plus importantes opérations du premier semestre 2001. La moyenne des dix plus grosses opérations de la fin 2001 chute ainsi à 15,4 millions d'euros. Elle avait culminé à 30,6 millions au second semestre 2000. Autre confirmation de l'évolution du marché : 58% des opérations du semestre concernent des refinancements. Mais les auteurs de l'étude soulignent que la stabilité de ce ratio "donne à penser que l'on a probablement atteint un palier avant une possible reprise des investissements en seed [amorçage, ndlr] et premier tour dans les mois à venir". Parallèlement, les FCPI (fonds communs de placement dans l'innnovation) prennent du galon : trois d'entre eux (SGAM, Siparex et Spef) se placent dans le quinté de tête des investisseurs les plus actifs, derrière les indétrônables 3i France et Innovacom. Le classement des opérations par secteur d'activité évolue lui aussi sensiblement : les sociétés présentes dans le domaine du "Wireless" (téléphonie sans fil) ont reçu sept fois plus de fonds qu'au premier semestre. Les logiciels restent le secteur favori des capital-risqueurs, avec 88 millions d'euros investis, même si sa part dans le total recule de 36 à 29%. Le secteur Santé-Biotechnologies se maintient pour sa part à 17% du total. Et la cote d'Internet et du commerce électronique continue de chuter : les start-up du secteur n'ont reçu que 36 millions d'euros sur les six derniers mois de 2001, contre 92 millions au premier semestre. Soit 12% seulement de l'ensemble des montants investis. Marc Angrand

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