CaixaBank va rémunérer les comptes courants à 2%

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La CaixaBank a bien décidé de passer outre les pressions des autorités bancaires françaises. Comme l'annonçait La Tribune ce matin, la filiale française du groupe espagnol va rémunérer les comptes courants de ses clients en France à compter du 18 février (voir article-contre). Comptant à peine 70.000 clients dans l'Hexagone, CaixaBank France, en même temps qu'elle s'offre un joli coup de publicité, signe une première dans le paysage bancaire français où cette pratique n'avait pas cours, au contraire des autres pays européens. CaixaBank France rémunèrera les comptes-chèques de ses clients au taux de 2%, mais seulement à partir d'un dépôt d'argent sur le compte supérieur à 1.500 euros, ont expliqué ses dirigeants lors d'une conférence de presse à Paris. Cette rémunération des comptes courants se fera sans contrepartie et notamment pas la facturation des chèques, une "tradition française que nous respecterons", a expliqué Gabriel Castello, administrateur-directeur de CaixaBank France. Les dirigeants de la banque expliquent que les intérêts seront calculés quotidiennement sur le solde créditeur et portés chaque trimestre au crédit du compte courant. La banque, qui facture par ailleurs ses clients 12 euros par trimestre au titre de "frais de tenue de compte", a expliqué qu'elle s'était engagée auprès des autorités françaises, inquiètes du respect des règles prudentielles, à ne pas "pratiquer de vente à perte" mais à chercher à améliorer sa rentabilité. En brisant ce tabou de la rémunération des comptes courants, CaixaBank compte bien parvenir à atteindre son objectif déclaré, à savoir doubler le nombre de ses clients en visant une clientèle moyen-haut de gamme. Réagissant à cette annonce, le secrétaire d'Etat au Commerce François Patriat a défendu ce matin le maintien du "ni-ni" en matière bancaire (ni rémunération des comptes courants, ni tarification des chèques), en déclarant que "le gouvernement entend que continue cette situation", qui représente "un équilibre plébiscité par les consommateurs français". Interrogé sur la décision de Caixabank, M. Patriat a déclaré lors d'une conférence de presse que le gouvernement ne peut "pas interdire" une telle initiative, mais que "la Commission bancaire a été saisie" pour examiner la régularité du dossier. latribune.f

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