Le rebond n'a pas tenu, le CAC 40 termine la séance inchangé

Après avoir ouvert sur une hausse de 2,69%, le CAC 40 a accentué ses gains dans le courant de la matinée avant de souffler un peu à la mi-séance. Il gagnait alors 2,5%. A 14H30, la révision en baisse des ventes au détail US en mai, a semé le doute, masquant la hausse plus forte que prévu de cette statistique en juin (+ 1,1% contre + 0,7%) et le CAC 40 a commencé à subir des prises de bénéfices. La forte chute de l'indice de confiance de l'université du Michigan a donné le coup de grâce aux optimistes et vers 16 heures, l'indice parisien perdait 1,5%. Des rachats à bon compte ont permis au CAC 40 de se redresser à la clôture pour afficher un gain symbolique de 0,04% et enregistrer ainsi son unique séance positive de la semaine.   Plus forte hausse du CAC 40, malgré la dégradation de ses notes par S&P, France Télécom bondit de 12,34% à 13,84 euros. Dans un entretien aux Echos, Francis Mer a indiqué que l'Etat était prêt, en cas de besoin, à aider l'opérateur de télécommunications. Il a ajouté qu'une renationalisation du groupe est exclue. Par ailleurs, le Wall Street Journal rapporte que France Télécom devrait procéder à la cession de sa filiale de télédiffusion TDF dans les prochaines semaines. Le montant évoqué est de 2 à 2,3 milliards d'euros. Orange s'adjuge 6,19% à 4,63 euros.Alcatel progresse de 7,63% à 6,35 euros en dépit de sa dégradation, largement anticipée, par Standard & Poor's au rang d'obligation spéculative (junk bond). L'agence de notation justifie cet abaissement par la détérioration attendue du secteur des équipements de télécommunications, rejoignant ainsi les arguments du groupe qui estimait que la précédente dégradation de sa notation par Moody's reposait sur des considérations sectorielles, et non sur le niveau de son endettement. Récemment "massacré", le titre bénéficie directement de l'annonce par son concurrent Juniper Networks d'un profit de 6,2 millions de dollars (2 cents par action) au deuxième trimestre, contre une perte de 37,1 millions (12 cents par titre) un an plus tôt.STMicroelectronics gagne 2,76% à 23,45 euros après que Dell Computer a revu en hausse de 1 cent à 19 cents sa prévision de bénéfice par action au deuxième trimestre. STM profite également de l'envolée de 6,86% de l'indice des semi-conducteurs de la Bourse de Philadelphie.Parmi les plus fortes baisses du CAC 40, Dassault Systèmes continue de subir des dégagements avant sa prochaine sortie de l'indice et abandonne 4,68% à 36,03 euros. De son côté, Pinault Printemps Redoute chute de 4,58% à 88,5 euros, un niveau qui n'avait pas été atteint depuis le 14 novembre 1997.Au SRD,  Infogrames réalise la meilleure performance avec un gain de 14,32% à 4,55 euros au lendemain d'un repli de 6,35% dans le sillage du recul général des TMT. Le concepteur de jeux vidéo bénéfice du succès commercial de NeverWinter Nights.Gea bondit de 19,87% à 18,1 euros après avoir annoncé un doublement de son résultat d'exploitation au premier semestre, à 2,43 millions d'euros.Eurotunnel prend 8,33% à 91 centimes. L'opérateur du tunnel sous la Manche a annoncé qu'il avait réduit son endettement de 686 millions d'euros à la suite du succès des offres sur sa dette et des obligations remboursables en unités (ORU). En conséquence, le groupe indique qu'il enregistrera un bénéfice exceptionnel de 680 millions au second semestre 2002.Picogiga s'envole de 20,91% à 1,33 euro, réservé à la hausse en clôture. La société a publié aujourd'hui un chiffre d'affaires trimestriel jugé rassurant.Johan DeschampsCopyright Invest

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