Penauille fait un pas de plus dans les services aéroportuaires

Penauille Polyservices aura désormais le contrôle intégral de GlobeGround, une filiale de la Lufthansa spécialisée dans les services aéroportuaires. Il vient en effet d'annoncer qu'il avait repris à la compagnie allemande, pour 172 millions d'euros, les 49% du capital qu'il ne détenait pas encore. L'opération était prévue de longue date, plus précisément depuis que Penauille Polyservices avait racheté 51% de GlobeGround en mai 2001. A cette date, le montant annoncé était de 370 millions d'euros pour la totalité du capital (voir ci-contre).Le financement a été assuré par un prêt de 172 millions d'euros consenti par un pool bancaire. Ce qui porte l'endettement à 160% des fonds propres. Mais Penauille n'a pas eu d'autre choix. Car le groupe, qui prévoyait une augmentation de capital de 160 à 200 millions d'euros, a dû ajourner l'opération en raison de mauvaises conditions de marché (voir ci-contre).Toutefois, la société ne désespère pas de pouvoir faire appel à de nouveaux investisseurs. "Notre stratégie est de permettre au pôle aéroportuaire de saisir les nombreuses opportunités de croissance tant internes qu'externes", note le PDG Jean-Claude Penauille dans un communiqué en ajoutant: "dans cette optique, nous étudions toutes les options qui permettraient de réduire l'endettement du groupe et nous n'excluons pas l'entrée éventuelle de partenaires qui participeraient à ce développement et à son financement".Pour Penauille, il n'est donc pas question de remettre en cause les prises de position dans les services aéroportuaires, dont il est devenu l'un des leaders mondiaux. Grâce au rapprochement entre GlobeGround et Servisair (racheté en 1999), il opère en effet sur près de 200 aéroports, dans 40 pays. Et cette branche prend de plus en plus d'importance au sein de la société: de 54% au premier semestre 2001, la part de chiffre d'affaires des services aéroportuaires est passée à 60% au premier trimestre 2002.Toutefois depuis l'an passé, ce recentrage n'a pas été forcément bénéfique. La crise du secteur aérien est en effet passée par là et ce pôle, auparavant plébscité pour la récurrence de ses revenus, est devenu l'une des causes principales du repli des résultats du groupe. Ainsi, le résultat d'exploitation de la société, qui avait progressé de 23% en 2000, s'est contracté de 22,7% à 37,5 millions d'euros l'an passé. Du coup, l'action, qui ce mardi lâche 7,68% à 20,20 euros, cède plus de 48% sur l'année.Le groupe se veut néanmoins confiant. Fort de nouveaux contrats signés en Scandinavie et au Canada, il table une reprise de l'activité dans les services aéroportuaires en 2002, avec notamment une croissance de 10% au second semestre. Concernant les résultats, 2002 devrait marquer un redressement des marges d'exploitation. Cependant, le "retour à la rentabilité traditionnelle" n'est attendu que pour 2003.

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