Pierre & Vacances creuse ses pertes au premier semestre

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Le groupe Pierre & Vacances a enregistré, au premier semestre de son exercice 2001/2002 (octobre-mars), une perte nette part du groupe de 12,6 millions d'euros, contre une perte de 4 millions d'euros un an plus tôt. Son chiffre d'affaires consolidé ressort en hausse de 32,8% à 315,9 millions d'euros contre 237,9 millions un an plus tôt. Le groupe voit donc ses pertes nettes tripler, pour plusieurs raisons. D'une part un coût de portage des propriétés de Center Parcs pour 8 millions d'euros. D'autre part la nécessité du financement de l'acquisition de Maeva, racheté en septembre 2001, avant l'augmentation de capital de 57,4 millions d'euros réalisée en mars dernier. Maeva est encore responsable à hauteur de 8,6 millions d'euros du creusement des pertes d'exploitation qui passent de 11,4 à 18,9 millions d'euros."La saisonnalité des activités touristiques du groupe conduit structurellement à un résultat semestriel déficitaire : le chiffre d'affaires réalisé sur le 1er semestre ne représente que 40% du chiffre d'affaires annuel, alors que les charges fixes d'exploitation sont linéarisées sur l'année", rappelle encore le groupe pour justifier le creusement de ses pertes. De fait, pour cet été, les réservations sont globalement en ligne avec les tendances et les objectifs annuels. Pierre & Vacances anticipe ainsi un chiffre d'affaires annuel de 736 millions d'euros, en hausse de 22% par rapport à l'exercice précédent, et un résultat net part du groupe de 34,6 millions d'euros, après prise en compte de 5,6 millions de résultat exceptionnel. L'évolution du chiffre d'affaires touristique, en hausse de 92,4% à 285,9 millions d'euros, tient compte d'un important effet périmètre. D'une part, la consolidation sur les six mois de la quote-part du groupe (50 %) dans une joint-venture réunissant Center Parcs Europe Continentale et Gran Dorado, soit 109 millions d'euros. D'autre part, l'intégration de l'activité de Maeva (69,4 millions d'euros) sur 7 mois à compter de la date de son acquisition (septembre 2001) ainsi que de celle de Valmorel à compter du 1er octobre 2001 pour 3,8 millions d'euros.A périmètre constant, la croissance de l'activité tourisme est de 6%, essentiellement liée à la hausse de 7,8 % du chiffre d'affaires "hébergement" qui résulte d'une légère amélioration des taux d'occupation à 68,7% et d'une augmentation des prix moyens de vente (+7,5%).L'activité immobilier enregistre un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros, en retrait de 66,5% par rapport au 1er semestre 2000/2001. L'exercice 2001/2002 a en effet vu la fin du régime fiscal Périssol. Au total 293 appartements ont été livrés sur le semestre, contre 753 au 1er semestre de l'exercice 2000/2001.Pour l'exercice en cours, parallèlement à la poursuite de ses activités en France, avec notamment l'intégration du groupe Maeva, le groupe indique qu'il intensifie son développement en Europe du Sud.Les investisseurs ne semblent pas s'inquiéter du creusement des pertes du groupe, qui réussit à rassurer pour le reste de l'exercice. A la Bourse de Paris, le titre a gagné 3,11% jeudi et reste stable vendredi matin. L'action a regagné plus de 66% depuis ses plus bas de septembre 2001.

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