Consors finira l'année dans le rouge

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Affichant déjà des pertes pour la période précédant son rachat par BNP Paribas, le courtier en ligne Consors ne retrouvera pas la rentabilité cette année. Le groupe allemand a confirmé ce mardi ses résultats préliminaires du premier semestre, publiés le 18 juillet dernier. Sa perte nette part du groupe s'est accrue de 349% par rapport à la même période l'an dernier à 160,4 millions d'euros, tandis que sa perte d'exploitation s'est creusée de 35,4% à 39,4 millions d'euros.La perte nette s'explique selon la société par des éléments exceptionnels de 121 millions d'euros, en l'occurence des dépréciations d'actifs et des coûts de restructuration. Le produit sur commissions a chuté de 40%, à 44 millions d'euros au premier semestre contre 72,9 millions un an plus tôt, tandis que le produit sur intérêts recule de 16% à 17,2 millions, contre 20,5 millions l'année dernière.Pour le reste de l'année, la situation ne devrait guère s'améliorer. "Compte tenu de la faiblesse persistante de la conjoncture et de l'incertitude sur les marchés financiers, il ne faut pas s'attendre à une amélioration significative de l'environnement boursier au second semestre", indique le groupe dans un communiqué, avant d'ajouter: "en conséquence, il faut s'attendre, dans un contexte de poursuite de la morosité des marchés, à un résultat négatif pour l'ensemble de 2002".Parallèllement, BNP Paribas annonce l'échec relatif du prolongement de son OPA sur le courtier en ligne. La banque française détenait, à l'expiration de son offre publique d'achat, le 31 juillet, 94,91% du capital et des droits de vote de Consors, soit un résultat inférieur à son objectif de 95%. BNP-Paribas espérait parvenir à 95% au minimum afin d'avoir la possibilité de lancer une procédure de cession forcée (squeeze-out), par laquelle des actionnaires majoritaires d'une société peuvent, sous certaines conditions, imposer aux actionnaires minoritaires de céder leur titres. Pour tenter d'atteindre ce seuil, le groupe français avait même prolongé de deux semaines son OPA, comme le prévoit la législation allemande. Michel Pébereau, le PDG, va être désormais confronté au dernier carré d'actionnaires de Consors qui juge l'offre financière du français (12,4 euros par titre) insuffisante et l'avait fait bruyamment savoir lors de leur dernière assemblée générale.  Le groupe bancaire français, qui a acquis Consors pour un total de 485 millions d'euros, avait pourtant fait une "bonne affaire" au dire des opérateurs. L'opération faisait ressortir une sous-valorisation (857 euros par compte) du courtier allemand par rapport à ses concurrents mondiaux (lire-ci contre). Aujourd'hui, au regard des perspectives et des difficultés que présente le dossier, la décote semble de plus en plus méritée. Le titre BNP Paribas affiche une hausse de 5,75% à 46,53 euros mardi au cours d'une séance de fort rebond.

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