Le CAC repasse dans le rouge, France Télécom et Vivendi plongent

 |  | 666 mots
Lecture 3 min.
Après avoir gagné jusqu'à 0,71%, la Bourse de Paris a effacé ses gains à mi-séance. Le regain d'intérêt pour les valeurs dites défensives est contrebalancé par la faiblesse de France Télécom et de Vivendi Universal, qui poursuivent leur descente aux enfers. Le marché s'inquiète par ailleurs du repli des contrats futures sur indices américains, qui laissent entrevoir une correction de Wall Street cet après-midi. A 12h10, le CAC 40 cédait 0,38% à 4.445,97 points dans un volume d'affaires relativement étoffé avec près de 1,3 milliard d'euros traités sur les valeurs de l'indice.Sur le plan économique, les investisseurs ont bien accueilli la hausse de l'indice PMI des directeurs d'achat en avril dans la zone euro. A 50,7, cet indicateur reflète une expansion de l'activité industrielle, la première depuis mars 2001. Le marché attend, cet après-midi, la publication de deux statistiques américaines : celle des inscriptions hebdomadaires au chômage et celle des commandes à l'industrie en mars. Mais avant cela, ils auront pris connaissance de la décision de la Banque centrale européenne en matière de taux. Les économistes tablent sur le statu quo.Les valeurs technologiques reculent dans le sillage du Nasdaq. Alcatel abandonne ainsi 2,02% à 13,60 euros. Cap Gemini perd encore 4,25% à 62, affecté notamment par la révision en baisse par Lehman Brothers des perspectives de bénéfices d'Oracle. Son concurrent Atos Origin lâche 5,99% à 76,15 euros alors que Dresdner Kleinwort Wasserstein a dégradé le titre d' "achat" à "conserver".Plus forte baisse du CAC 40, France Télécom recule de 6,31% à 25,26 euros, touchant ainsi un nouveau plus bas historique. Morgan Stanley a revu en baisse son objectif de cours sur le titre de 34 à 25,30 euros. L'opérateur français a cédé sa participation de 50% dans le constructeur de réseaux Metro-Holdings au groupe britannique de télécommunications Energis. Le montant de la transaction est de 8,95 millions de livres.Vivendi Universal cède 5,43% à 33,47 euros, soit son plus bas depuis novembre 1997. Selon le Guardian, le britannique Vodafone préparerait une offre sur la totalité du capital de SFR, filiale de Vivendi Universal, dont il détient déjà 15%. Vendredi dernier, Philippe Germond, le directeur général de Vivendi et président de Cegetel, avait indiqué à La Tribune qu'il verrait d'un bon oeil la montée de Vodafone dans le capital de la branche mobile de Cegetel.Plus forte hausse de l'indice, Lafarge gagne 2,85% à 108,30 euros. Le cimentier a annoncé une hausse de 38,6%, à 3,14 milliards d'euros, de son chiffre d'affaires au premier trimestre. A périmètre et taux de change constants, la progression de l'activité ressort à 3,6%.Les valeurs défensives sont recherchées à l'image d'Aventis qui progresse de 0,82% à 79,50 euros, toujours porté par la progression de 42% de son bénéfice net trimestriel. Schneider prend 0,84% à 54 euros, Accor 2,32% à 45,90 et Saint-Gobain 0,84% à 191,60 euros.Le secteur bancaire est également bien orienté. BNP Paribas avance de 0,60% à 58,35 euros et la Société Générale de 1,12% à 76,85 euros. Morgan Stanley a relevé sa recommandation sur cette dernière de "performance en ligne" à "surperformance".Pechiney prend 2,42% à 55 euros. Le groupe a annoncé une baisse de 61,4% de son bénéfice net au premier trimestre à 37 millions d'euros, conformément à ses prévisions. Ce résultat est par ailleurs supérieur aux attentes des analystes. Le groupe d'aluminium a enfin indiqué qu'il maintenait son objectif de stabilité de la marge opérationnelle cette année.Suez progresse de 1,30% à 32,76 euros après l'annonce d'une hausse de 9,7%, à 11,6 milliards d'euros, de son chiffre d'affaires au premier trimestre. Le groupe a déclaré avoir remporté un contrat de 4,5 milliards d'euros sur dix ans à Porto Rico et précise qu'il s'agit du plus gros contrat jamais signé dans le domaine de l'eau.Bouygues Offshore gagne encore 3,13% à 51,05 euros, toujours porté par des achats spéculatifs à la suite de rumeurs concernant l'éventuelle cession par Bouygues de sa participation de 51% dans le groupe para-pétrolier.Enfin, Ubi Soft s'adjuge 2,26% à 30,38 euros. L'éditeur de jeux vidéo doit publier son chiffre d'affaires annuel après la clôture.John WiburgCopyright Invest

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :