Club Med muet sur ses perspectives 2002

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Attendu sur ses prévisions pour 2002, Club Méditerranée laisse les investisseurs sur leur faim. Le groupe dirigé par Philippe Bourguignon estime que le manque de visibilité actuel, dû à l'attentisme des consommateurs, l'empêche de faire le moindre pronostic. Il se contente de préciser que la complexité et la gravité de la crise "auront des conséquences sur la saison d'hiver 2001/2002 en raison de l'attentisme qui prévaut encore chez les consommateurs".Principal argument invoqué pour justifier cette prudence par le spécialiste des villages de vacances : les événements du 11 septembre ont profondément changé les habitudes de réservation des GM (gentils membres). Ces derniers réservent de plus en plus tard. A défaut de prévisions, la direction de Club Méditerranée avance néanmoins un chiffre, qui n'est pas pour rassurer les analystes : depuis la fin de son exercice 2001 (clos fin octobre), le groupe accuse un recul de 19% de son niveau de réservation par rapport à l'hiver 2000. Toutefois, le groupe souligne la bonne performance des villages de ski européens en décembre, qui s'est établie à +13,1%.Pour l'exercice 2001, Club Mediterranée a enregistré un bénéfice d'exploitation de 50 millions d'euros, réduit de moitié par rapport à 2000, mais dans la fourchette haute des prévisions du groupe. Les attentats du 11 septembre ont eu un impact négatif de 23 millions d'euros sur ce résultat, soit un peu moins que les 25 millions initialement annoncés par la société. Quant au résultat net, il s'est établi à -70 millions d'euros, un peu plus mauvais qu'attendu puisque les analystes du consensus JCF Group misaient sur une perte nette de 66 millions d'euros. Pour mémoire, la société avait enregistré un bénéfice de 59 millions d'euros en 2000.La perte nette de 2001 comprend notamment une charge de 60 millions d'euros destinée à couvrir les frais du plan d'action décidé pour faire face aux conséquences des attentats. A partir de septembre, le Club Méditerranée avait en effet mis en place plusieurs mesures dont la division par deux (à 100 millions d'euros) des investissements prévus en 2002, la baisse de 15% de ses capacités d'accueil pour la saison d'hiver 2001-2002 et une réduction d'effectifs de 189 postes (145 pour les seuls sièges de Paris et de Lyon). Comme annoncé précédemment, l'ensemble des mesures adoptées devrait permettre à la société de réaliser de 30 à 40 millions d'euros d'économies annuelles récurrentes.Pour atteindre cet objectif, la société compte d'ailleurs poursuivre ses efforts. Club Méditerranée va en effet procéder à la fermeture de 6 villages de sa gamme "2 Tridents" pour la saison d'été 2002, soit une réduction de capacité de 8%, et à la transformation de 2 autres sites de même catégorie à la rentabilité insuffisante. Une annonce qui vient confirmer les craintes que manifestaient certains analystes: les restructurations et donc les charges exceptionnelles de l'exercice 2001 n'auront pas été suffisantes. Du coup, de nouvelles charges exceptionnelles de restructuration devraient affecter l'exercice 2002. A la Bourse de Paris, le titre recule de 3,36% à 45,47 euros en fin de journée.latribune.f

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