France Télécom s'enfonce sous les 13 euros

Jeudi, l'action de l'opérateur historique français a terminé la séance en chute de 14,07% à 12,89 euros, après avoir touché un nouveau plus bas historique à 12,76 euros et subi une réservation à la baisse, tandis que sa filiale mobile Orange perd 8,65% à 5,07 euros.France Télécom a annoncé être parvenu à un "accord formel" avec les banques pour transformer des lignes de crédit de MobilCom en obligations convertibles en actions. Il reste que la signature de cet accord avec les 17 établissements concernés est conditionnée au départ de Gerhard Schmid, président et premier actionnaire de la société allemande, et à un arrangement sur les crédits fournisseurs de 1,1 milliard d'euros avec Nokia et Ericsson (lire ci-contre). Mais la nervosité des investisseurs à l'annonce de cet accord, qui risque d'aggraver la situation de l'opérateur, n'explique qu'en partie la dégringolade de l'action. Certes, un analyse de Wargny estime que les résultats de MobilCom pour le premier semestre, qui seront publiés dans les prochaines semaines, seront mauvais, ce qui n'est pas pour arranger les comptes de France Télécom et ne va pas dans le sens d'un assainissement de sa dette.La chute du titre ce jeudi s'explique aussi par la revente de 1,8% du capital de France Télécom, soit 20,49 millions de titres, par Deutsche Telekom pour 300 millions d'euros. Une opération qui suscite l'inquiétude sur les marchés. L'opérateur allemand croit-il à la poursuite de la chute du titre, s'interroge en particulier Jean-Noël Vieille, directeur de la recherche du courtier Aurel Leven interrogé par l'AFP ?De source de marché, les actions cédées par Deutsche Telekom à un "intermédiaire financier" auraient été placées auprès de Goldman Sachs pour un prix unitaire de cession inférieur à 15 euros par action.L'action France Télécom perd maintenant plus de 70% depuis le début de l'année.D'autres valeurs de la cote pâtissent également de dégagements massifs de la part de leurs actionnaires.Aujourd'hui, l'action TotalFinaElf a ainsi perdu 1,77% en raison d'une rumeur de placement de 4,7 millions de ses titres par la banque d'affaires Merrill Lynch pour le compte du groupe nucléaire français Areva, qui détient 1,8% du capital. Un bruit rapporté par des courtiers londoniens et parisiens à l'AFP et jugé "crédible" par l'un d'eux. Areva a démenti toute velléité de sortie du capital dans l'immédiat, sans que son communiqué ait quelque influence sur l'évolution du titre TotalFinaElf.D'autres rumeurs de placement affectent également des titres de sociétés européennes comme ceux du groupe pharmaceutique Sanofi-Synthélabo, qui perdait à la clôture plus de 1,03% à 57,90 euros, et de l'assureur allemand Allianz. Ce dernier subirait un possible placement par Deutsche Bank qui détient 3,34% du capital, d'une partie de sa participation dans le groupe. Une rumeur rendue là encore crédible par le fait que la première banque allemande s'est déjà séparée cette semaine de la totalité de ses actions Munich Re pour un montant de 1,6 milliard d'euros (4,3% du capital).Cette vague vendeuse, si elle est confirmée, est de nature à inquiéter les marchés sur la confiance des grands actionnaires vis-à-vis des capacités de rebond des cours des sociétés dans lesquels ils sont investis. Simple coïncidence ou pessimisme général anbiant ? La chute de deux de ses grandes capitalisations a entraîné l'indice parisien à la baisse: -2,63% à 3.832,07 points à la clôture.

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