Vivendi profite d'une possible sortie de son pôle Environnement

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Autour du titre Vivendi Universal (VU), déceptions et espoirs retrouvés se succèdent depuis quelques mois. Cette semaine en apporte une nouvelle fois la preuve. Car après avoir corrigé de 5% jeudi suite à un conseil d'administration qui a laissé les investisseurs sur leur faim, l'action se reprend en partie vendredi soir en avançant de 4,31% à 33,40 euros.Si le marché a quelque peu retrouvé le moral, c'est que le désendettement, sur lequel le groupe s'est montré peu disert après son conseil, semble néanmoins se préciser. Des sources informées ont en effet indiqué à La Tribune que le conseil avait donné son accord à Jean-Marie Messier pour réduire à 40% sa participation dans Vivendi Environnement. Ainsi VU, qui détient encore 63% de sa filiale, en céderait 20% avant l'été. Dans un second temps, VU se laisserait diluer à l'occasion d'une augmentation de capital de Vivendi Environnement d'environ 7%. Une partie des titres serait placée en Bourse, alors que le solde serait destiné à un bloc d'institutionnels.Ces deux opérations seraient bien évidemment les bienvenues pour ceux qui s'inquiètent du niveau d'endettement du groupe. A un prix de 34 euros par titre Vivendi Environnement, la cession pourrait rapporter 2,3 milliards d'euros à VU. Quant à l'augmentation de capital, elle permettrait à Vivendi Environnement de récolter plus de 1 milliard d'euros. Le marché semble aussi rassuré par la mise en place du groupe de travail sur le gouvernement d'entreprise co-présidé par Marc Viénot et Edgar Bonfman Jr. Ce remaniement, qu'un proche de Vivendi cité par La Tribune qualifie de "mise sous tutelle", est vu par beaucoup comme un contre-poids à la toute puissance de Jean-Marie Messier. "Les administrateurs veulent contrôler davantage Messier. Ca va dans le bon sens", résumait hier une analyste dont les propos étaient relayés par Reuters.Après la période d'euphorie marquée par la fusion avec Seagram et de nombreuses acquisitions, beaucoup d'investisseurs espèrent maintenant un retour à une politique plus prudente passant notamment par le désendettement. Les éléments précédemment évoqués sont un premier signe positif. Mais certains veulent en voir les résultats et se gardent pour l'heure de tout excès d'optimisme. "La priorité au désendettement revient à liquider des actifs pour payer des banquiers, ce n'est guère glorieux. Cela ressemble plus à une liquidation qu'à une stratégie d'avenir, il n'y a pas de quoi susciter l'enthousiasme", lance Colette Neuville, présidente de l'Adam*, dans un entretien à La Tribunelatribune.fr* Adam: association de défense des actionnaires minoritaires

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