Le gouvernement garde sa confiance à Michel Bon

Après l'annonce du départ de Jean-Marie Messier de la présidence de Vivendi Universal, les regards se sont naturellement tournés vers les dirigeants d'autres groupes français lourdement endettés et boudés en Bourse, comme France Télécom. Mais mardi matin, le gouvernement a réaffirmé qu'il n'envisageait pas le départ de Michel Bon, actuel PDG de l'opérateur."Je tiens à dire que nous maintenons une totale confiance à Michel Bon", a déclaré Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie interrogée sur Europe 1. "Nous pensons qu'il a eu une excellente stratégie et nous constatons que France Télécom est aujourd'hui numéro deux sur le marché des mobiles en Europe, dans un marché dont personne ne conteste que l'avenir est particulièrement prometteur. Bien sûr, France Télécom est endetté, mais France Télécom est rentable", a-t-elle ajouté.Nicole Fontaine est aussi revenue sur les rumeurs de renationalisation qui ont animé le titre lundi. "Les rumeurs de renationalisation ont provoqué une hausse presque vertigineuse du titre, ce qui montre que le fait que l'Etat confirme qu'il s'intéresse à France Télécom redonne confiance aux marchés. Elle [la rumeur] reste fausse, définitivement", a-t-elle déclaré tout en soulignant qu'en revanche "l'Etat ne se désintéressera pas de France Télécom, pas seulement parce qu'il est actionnaire majoritaire mais encore une fois parce que France Télécom est une entreprise d'avenir".Une possible recapitalisation partielle du groupe par l'Etat avait été évoquée lundi par un article du Financial Times (voir ci-contre). Selon le quotidien, cela aurait permis à France Télécom d'éviter une augmentation de capital dans un marché mal en point. Mais Bercy avait rapidement démenti avoir de tels projets. Ce qui n'a pas empêché une envolée de l'action en Bourse puisqu'elle a gagné plus de 25% sur la séance. Les "hedges funds" ont en effet procédé au rachat de leurs positions à découvert, entraînant des volumes de transactions particulièrement fournis, avec plus de 30 millions de pièces échangées.Mardi dans un marché en recul, le titre a connu un parcours chaotique. Après avoir débuté en baisse de 6% puis être monté de 6%, il termine en repli de 6,94% à 11 euros. Mais certains estiment que la hausse de lundi peut se poursuivre à plus long terme. "Le mouvement de remontée peut être très durable et très violent, tellement le titre avait donné l'impression de tomber dans un puits sans fond", indique un courtier cité par Reuters.Parallèlement à ces précisions du gouvernement sur le capital et la direction du groupe, France Télécom a indiqué qu'il allait transférer dans sa filiale Orange les 71,25% qu'il détient dans MobiNil Télécommunications SAE. L'opération sera réalisée en numéraire pour un montant de 324 millions d'euros.Enfin, selon des sources de Reuters, l'opérateur français va également réunir mercredi un conseil d'administration extraordinaire afin que le management présente les scénarios envisageables dans le dossier MobilCom. Après la démission de Gerhard Schmid de la présidence de l'opérateur allemand, le groupe français devra trouver une solution de sauvetage. Se posera aussi la question des conditions de sortie du capital de Gerhard Schmid; ce dernier a récemment réaffirmé qu'il souhaitait vendre sa participation sur une base de 22 euros par titre.

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