L'automobile européenne dans le vert

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C'est l'optimisme total dans le secteur automobile. En dépit d'un net recul des immatriculations en mai sur les principaux marchés (-8,6% en France, -14% en Allemagne et -11% en Italie), l'indice DJ Stoxx du secteur a avancé de 2,4% ce mardi.Premier à bénéficier de cette confiance des investisseurs, Renault a gagné 5% à 52,50 euros. Ce qui lui permet de rester en tête des progressions du CAC 40 sur l'année avec +32,5%. Le Français a profité d'une note positive de Lehman Brothers dans laquelle l'intermédiaire a revu à la hausse son objectif de cours, de 52 à 62 euros. Il estime en particulier que les nouveaux modèles attendus devraient permettre à l'Ebit de croître de 1,5 milliard d'euros dans les deux ans. Et à plus court terme, Renault devrait bénéficier de bonnes nouvelles en provenance de Nissan. Le mouvement acheteur s'est également étendu à Peugeot qui s'est octroyé 2,73% à 56,50 euros. Ce mardi, le constructeur a annoncé la signature d'un accord avec l'équipementier allemand Bosch. L'objectif est de développer des innovations en termes de confort, de sécurité et d'environnement.Côté allemand, on n'est pas resté en marge de la tendance. DaimlerChrysler a avancé de 2,94% à 50,73 euros suite à des propos rassurants concernant sa branche américaine Chrysler. D'après Manfred Gentz, directeur financier du groupe, Chrysler est sorti du rouge et enregistrera un résultat "clairement positif" sur l'année.Toujours outre-Rhin, Porsche, le constructeur le plus rentable, s'est adjugé 1,14% à 527,95 euros, tandis que l'action BMW prenait 1,58% à 45,10 euros. Poursuivant sur sa lancée de 2001, BMW reste l'un des constructeurs les plus dynamiques comme en témoignent ses ventes, en hausse de 18,7% sur cinq mois dans un marché pourtant tendu. Le groupe est notamment porté par le succès de la Mini.Dans ce climat, même les plus pessimistes sont dans le vert. Faisant écho à la baisse des immatriculations du mois de mai, Bernd Pischetsrieder, patron de Volkswagen, a déclaré lors d'une conférence de presse: "il n'y a aucun signe de reprise". Mais, en dépit de sa prudence, le titre du constructeur de Wolfsburg a progressé de 1,36% à 55,34 euros sur cette séance. Enfin, après un long déclin en Bourse dû à ses difficultés financières, Fiat a rebondi de 6,07% à 13,69 euros. L'action du constructeur transalpin a réagi favorablement à l'annonce du départ du numéro deux du groupe (voir ci-contre).

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