"Des signes de reprise dans les vins et spiritueux"

La Tribune.- Au vu du premier trimestre, l'année 2002 sera-t-elle un bon cru pour les vins et spiritueux?Cédric Louboutin.- L'optimisme revient car les mauvaises nouvelles qui ont pesé sur l'économie américaine (et constituaient une menace pour la consommation de spiritueux) commencent à s'estomper. Le premier trimestre 2002 a montré de réels signes de reprise avec des résultats surprenants chez Rémy Cointreau. Dans les cognacs, après une baisse fin 2001, les ventes sont reparties à la hausse. LVMH a également confirmé la bonne tenue des ventes de cognac. Dans les champagnes, la période de "surstockage" aux Etats-Unis et en Europe semble maintenant derrière nous. La croissance de ce marché devrait se situer entre 2,5 et 3% sur l'année. Enfin, le segment des alcools blancs et liqueurs connaît toujours une croissance très soutenue. D'une manière générale, les taux de croissance du secteur devraient s'étaler de 3-4% pour Rémy Cointreau à 8-9% pour Diageo. Ce dernier sera porté par ses innovations. Mais toute la question est de savoir si ces innovations doperont les ventes dans la durée.Après une année 2001 riche en consolidation, entre-t-on dans une phase de digestion?Les grands acteurs du secteur (Allied Domecq, Diageo et Pernod-Ricard) sont effectivement entrés dans une phase de digestion et les opportunités de rapprochement se réduisent, chacun s'étant constitué un portefeuille de qualité. Ayant repris Bols en août 2000, Rémy Cointreau en est à une phase plus avancée. A l'image de LVMH avec Pommery, il pourrait peut-être envisager une opération sur sa branche champagnes. Globalement, il reste des cibles mais on s'orienterait plutôt vers de petites opérations comme entre Campari et Skyy Vodka.Les actions du secteur restent-elles attractives, alors que les groupes cotés sont proches de leurs plus hauts annuels?Allied Domecq doit restructurer son portefeuille et Diageo doit terminer son recentrage sur les vins et spiritueux. En outre ces deux groupes ainsi que Pernod-Ricard vont devoir prouver qu'ils sont capables de tirer pleinement profit de leurs récentes acquisitions. Leur potentiel boursier semble donc limité dans un proche avenir. En revanche, Rémy Cointreau est plus prometteur. D'abord parce qu'il a pratiquement fini l'intégration de Bols. Ensuite parce qu'il a su trouver un modèle efficace (notamment son réseau de distribution) pour compenser sa taille modeste.

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