Le Proche-Orient et l'échec sur un contrat font plier EADS

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Le titre EADS décroche. Alors que depuis la mi-mars, les 16 euros semblaient constituer un support, il se traite à 15,26 euros en fin d'après-midi, enregistrant du coup une baisse de 4,74% par rapport à son cours de la veille.D'après les opérateurs, ce repli est principalement imputable à la filiale Airbus. En premier lieu, on a appris mercredi soir que le groupe européen, qui était en concurrence avec Boeing, n'a pas obtenu un contrat d'avions ravitailleurs de l'US Air Force. "Boeing va obtenir le contrat pour les 100 premiers avions ravitailleurs", a indiqué à l'AFP Rainer Ohler, porte-parole d'EADS. Le contrat était estimé à une vingtaine de milliards de dollars.Tout espoir n'est pas pour autant perdu pour Airbus qui était admis pour la première fois à concourir pour un programme de défense américain. "Les Etats-Unis vont en acheter 300 autres au cours des dix prochaines années et l'US Air Force nous a encouragés à rester dans la course pour de futurs programmes (...). Nous sommes très confiants de pouvoir obtenir une commande à l'avenir", a ajouté Rainer Ohler.La situation du Proche-Orient est aussi évoquée pour justifier le recul du titre. "Les gens sont très inquiets d'une baisse du trafic aérien", a indiqué un opérateur, selon qui EADS "n'est pas attrayant lorsqu'il y a des tensions comme cela". Les investisseurs ont certainement encore en tête la crise du transport aérien qui avait suivi le 11 septembre.Enfin, dans le climat actuel et après les 18% gagnés par l'action sur l'année, des analystes contactés par Reuters soulignent que des prises de bénéfices peuvent avoir lieu, tout comme des arbitrages en faveur de valeurs plus axées sur la défense. Surtout des valeurs américaines qui, comme Loockheed Martin Corp, sont susceptibles d'être portées par la forte hausse des dépenses militaires décidée récemment outre-Atlantique.latribune.fr, avec agence

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