Euronext fait preuve d'une étonnante santé

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Euronext surprend. La société vient en effet de délivrer des résultats semestriels nettement supérieurs aux prévisions du marché. Le résultat d'exploitation (Ebit) est ainsi ressorti à 127,55 millions d'euros, alors que les analystes n'attendaient pas plus de 106 millions pour les plus confiants (voir ci-contre). Même chose pour le résultat net. La prévision la plus optimiste était de 130 millions d'euros et finalement Euronext a dégagé un bénéfice de 133 millions d'euros.Le marché ne s'était en revanche pas trompé lorsqu'il indiquait que la comparaison avec les résultats de l'an dernier serait difficile compte tenu des nombreux changements de périmètre intervenus. C'est la raison pour laquelle le groupe a présenté des données pro forma. Elles révèlent une progression de l'Ebit de 52,6% et une amélioration du résultat net de 60,9%. En revanche, en données publiées, la hausse est moins impressionnante puisqu'au premier semestre 2001 Euronext avait fait état d'un Ebit de 107,9 millions d'euros et d'un résultat net de 109,4 millions d'euros.Parmi les différentes activités de l'opérateur de Bourses, c'est la négociation sur actions qui a été la plus rémunératrice, avec un Ebit de 54 millions d'euros et une marge de 47,7%. La compensation et les négociations sur dérivés contribuent elles-aussi pour une large part avec respectivement 22,14 millions et 42,4 millions d'Ebit. Mais leurs marges sont plus faibles (32,5% et 23,3%).Mais ce n'est pas dans une branche en particulier que se situe la bonne surprise. On la trouve plutôt du côté de la structure de coûts dans son ensemble. Le marché s'inquiétait en effet de son évolution, notamment après les nombreuses intégrations opérées par le groupe (Liffe, Lisbonne, etc...). Or, Euronext a annoncé une baisse de ses charges de 3,4%. Tous les coûts ont été réduits, à l'exception des charges de personnel. Le groupe a notamment insisté sur la baisse des coûts informatiques, preuve que les synergies se mettent progressivement en place. Le communiqué ne donnait pas d'autres indication sur les avancées réalisées et à venir en termes d'intégration. Mais le PDG Jean-François Théodore a déclaré lors d'une réunion qu'il estimait les synergies à 33 millions pour 2003 et à 34 millions pour 2004.Agréablement surpris, le marché salue la maîtrise des coûts mise en évidence par les résultats. En fin de journée, l'action gagne 8,99% à 21,95 euros. Il faut dire qu'en plus des chiffres délivrés, le groupe a également relevé ses perspectives pour la fin de l'année. "Nous confirmons et même réévaluons nos objectifs financiers sur 2002. Nous estimons que notre Ebit 2002, après retraitement des éléments non récurrents, se situera entre 190 et 210 millions d'euros", précise le communiqué de presse.

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