Schneider affiche sa pugnacité

Schneider Electric a enregistré au premier semestre 2002 un bénéfice net part du groupe de 176 millions d'euros, en chute de 37% par rapport au premier semestre 2001. Avant amortissements des survaleurs, le bénéfice net part du groupe a reculé de 28%, à 261 millions d'euros contre 362 millions au premier semestre 2001. Le résultat d'exploitation a atteint 493 millions d'euros au premier semestre 2002, en baisse de 18% sur un an. Par rapport au deuxième semestre 2001, le résultat d'exploitation est en recul de 4%. Le résultat d'exploitation est en ligne puisqu'il était attendu, selon le consensus Reuters, dans une fourchette serrée allant de 485 à 492 millions d'euros.La marge d'exploitation s'est inscrite à 10,8% au premier semestre 2002, soit un recul de 1,4 point par rapport à celle du premier semestre 2001 (à 12,2%). Une contre-performance déjà anticipée, mais le groupe a souligné que cette marge a progressé de 0,3 point par rapport au deuxième semestre 2001 (à 10,5%), "malgré un chiffre d'affaires en recul de 7,2%". Fin juillet, lors de l'annonce de son chiffre d'affaires semestriel, le PDG Henri Lachmann avait indiqué qu'il prévoyait une marge d'exploitation "supérieure" au premier semestre 2002 par rapport à celle des six derniers mois de 2001. Pour le second semestre 2002, Schneider entend poursuivre "énergiquement ses plans de progression de la marge brute et de réduction des coûts, ce qui devrait permettre une poursuite de l'amélioration du taux de marge d'exploitation constatée au premier semestre". Au cours du semestre, le groupe a lancé son plan NEW2004, visant notamment à améliorer sa marge et à "être plus global".Sur l'ensemble de l'exercice 2002, Schneider a confirmé sa prévision de "baisse modérée" de son chiffre d'affaires par rapport à 2001. Cette prévision tient compte du "rythme actuel de la reprise économique, du faible niveau des investissements industriels et de la construction, ainsi que de la faible visibilité" sur le second semestre 2002, a expliqué le groupe. Schneider a également indiqué qu'il entendait poursuivre une "politique d'acquisitions sélective" dans des secteurs jugés stratégiques. Ainsi, à peine remis de la fusion avortée avec Legrand, Henri Lachmann a "identifié un nombre important de cibles dans les secteurs d'activité considérés comme stratégiques afin de poursuivre une politique d'acquisitions sélective contribuant à élargir ses marchés accessibles".La direction indique par ailleurs dans son communiqué que le nouveau PDG de Vivendi, Jean-René Fourtou, a démissionné de son mandat d'administrateur de Schneider "pour satisfaire aux dispositions relatives au cumul des mandats".Enfin, concernant le processus de séparation avec Legrand, suite au veto de la Commission de Bruxelles, Schneider indique que la vente de Legrand au consortium Wendel-KKR pour 3,63 milliards d'euros aura un "impact légèrement positif" dans les comptes consolidés. Schneider avait fait appel du veto de Bruxelles, et la décision du Tribunal de première instance des communautés européennes est attendue au mois d'octobre prochain. Si le veto est annulé, ce qui est peu probable, Schneider assure disposer "de la possibilité de conserver Legrand moyennant le versement d'une indemnité de rupture".Après s'être inscrite en nette hausse dans la matinée, l'action Schneider est passée dans le rouge à mi-séance. Dans l'après-midi, elle dévissait de plus de 3% avant de clôturer dans le vert, à 44,20 euros.

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