Unilever profite de son recentrage sur ses marques phares

Unilever annonce ce matin un bénéfice net trimestriel, à taux de change constants, de 463 millions d'euros, en hausse de 94% par rapport aux 239 millions enregistrés sur la même période en 2001. Cette belle progression comprend une part d'éléments exceptionnels liés à la stratégie de recentrage sur les marques phares du groupe. Ainsi, ces éléments comprennent notamment des charges de restructuration de 222 millions d'euros, des coûts divers de 40 millions d'euros et un bénéfice de 25 millions lié à des cessions d'activités. Hors éléments exceptionnels et goodwill (334 millions d'euros), le bénéfice progresse tout de même de 35% à 927 millions d'euros. Ces résultats sont supérieurs aux prévisions du consensus des analystes cités par l'AFP, qui tablaient sur un bénéfice hors éléments exceptionnels et goodwill compris entre 856 et 865 millions d'euros.  Le chiffre d'affaires s'affiche en légère baisse de 1% à 12,29 milliards d'euros. Les ventes ont surtout été soutenues par quelques grandes marques (thés Lipton, glaces Magnum et soins pour le corps Dove). La stratégie d'Unilever est en effet de se recentrer sur quelques 400 grandes marques. Le groupe en possède à ce jour 893, contre 1.600 au début de l'année 2000, date de la mise en oeuvre de la stratégie.Par activités, le chiffre d'affaire baisse naturellement dans les secteurs visés par la politique de désengagement du groupe. Ainsi les ventes de la division alimentaire baissent de 3% à 6,645 milliards d'euros et les produits de nettoyage et d'entretien ont vu leurs ventes baisser de 2% à 2,534 milliards d'euros. Au contraire, les produits de soin pour le corps ont progressé de 4% à 2,984 milliards d'euros. Cette branche réalise par ailleurs les meilleures performances en termes de résultat opérationnel, +26% à 637 millions d'euros, contre une progression de seulement 11% pour la division alimentaire. Les ventes de la seule marque Dove ont bondi de 60% en Europe.Ces résultats trimestriels confortent donc le groupe dans sa volonté de privilégier seulement quelques marques phares (lire ci-contre). D'autant que celles-ci enregistrent une croissance de 4,6% en glissement annuel au premier trimestre, surpassant les prévisions du groupe (3%). Les "marques-phares" devraient constituer 90% du chiffre d'affaire d'Unilever d'ici à la fin de l'année. Pour le reste de 2002, le groupe a maintenu ses prévisions d'une "faible croissance à deux chiffres de son bénéfice par action", hors exceptionnels et goodwill.A la clôture d'Amsterdam, le titre Unilever gagnait 2,32% à 68,50 euros, retrouvant ses niveaux d'avant le 11 septembre.latribune.f

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