Le pessimisme et les technologiques plombent le CAC 40

Une déprime aggravée par l'absence de reprise qui, un temps espérée dès le premier trimestre, se fait désirer et n'est plus attendue, au mieux, qu'à partir du second semestre. Cette absence de signaux positifs n'incite guère à l'optimisme et les actions fluctuent au gré du vague à l'âme des marchés et de la capacité des entreprises à endiguer les inquiétudes des investisseurs par des communiqués plus ou moins convaincants. Mais aujourd'hui, les intervenants n'ont pas d'information à se mettre sous la dent et livrés à eux-mêmes ils broient du noir alors qu'en ce dernier jour de mois boursier de février, le CAC affiche un désespérant recul de près de 6 % sur un mois. Et ce n'est pas les futures américains, qui affichent une quasi stabilité, qui vont redonner du tonus à la tendance. Dans ce contexte, Cap Gemini subit les foudres du pessimisme ambiant après des résultats décevants publiés hier. La SSII a surtout eu le tort de n'attendre une reprise qu'à partir de la seconde partie d'année. Une prudence qui ne pardonne pas et le titre perd 6 % à 70,5 euros. Certains voient l'avenir en noir et prédisent l'échec de la fusion avec Ernst &Young. Il n'y a guère que Deutsche Bank pour encore croire dans le leader européen des services informatiques avec un conseil d'achat pour viser les 90 euros.L'autre grande perdante du jour : Equant qui chute de 6,36 % à 9,13 euros. Le calvaire qu'endure le titre s'explique par une conjugaison de facteurs défavorables : l'appartenance à la galaxie France Télécom, l'incompréhension du marché du métier de fournisseurs de services télécoms et enfin le retard anticipé de la reprise qui est jugé préjudiciable à une entreprise qui travaille avec les grandes multinationales.France Télécom, la maison mère n'est pas au mieux. Le titre cède plus de 4 % à 28,56 euros. L'embellie d'hier aura été de courte durée et le titre se rapproche dangereusement de son niveau d'introduction (27,75 euros). L'affaire MobilCom pèse toujours sur la valeur alors que les deux partenaires ont coupé la ligne. Orange dégringole également de 4,19 % à 6,40 euros alors que des rumeurs de marché font état d'un placement de titres par France Télécom qui râcle tous les tiroirs pour réduire sa dette de plus de 65 milliards d'euros.Parmi les très rares hausses (seulement 5 sur le CAC), la Société Générale se distingue avec un gain supérieur à 1 %, à 64,40 euros. La banque bénéficie de plusieurs recommandations positives après des résultats 2001 marquant l'étonnante résistance de l'établissement, notamment pour son activité banque d'investissement.Charles-Etienne LebatardCopyright Invest

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