Et si les actions US étaient à leur juste prix ?

Labor Day signe, aux Etats-Unis, aussi bien la rentrée des classes que celle de Wall Street. Cette année, le pays doit faire face non seulement à l'anniversaire des attentats du 11 septembre, mais en plus à une série de scandales financiers qui ont mis la confiance des investisseurs en lambeaux. Du coup, si Mark Twain disait "à la Bourse, il faut se méfier de septembre - mais aussi d'octobre, de novembre, etc..." , il est temps de se demander comment, compte tenu de la faiblesse de la reprise économique - sans parler de la nouvelle récession que certains redoutent - , les indices pourraient évoluer dans les mois qui viennent.Bien sûr, depuis le début de l'éclatement de la bulle de la high-tech, chaque fois que les indices boursiers réussissent à engranger des gains pendant deux ou trois séances d'affilée, des voix s'élèvent pour poser la question décisive: y a-t-il - enfin - un changement de sentiment à la Bourse ? Puis, à mesure que les indices s'enfoncent de nouveau dans le rouge, ces voix se taisent. Mais la question n'est peut-être pas tant le changement de sentiment que la valorisation des actions. Les actions américaines sont-elles, oui ou non, encore surévaluées, ou sont-elles devenues, avec la débandade de Wall Street, finalement sous-évaluées ? Tout dépend du système de calcul retenu. Si l'on s'appuie sur la comparaison habituelle entre les rendements à venir sur les actions des entreprises du S&P 500 et les rendements des obligations à 10 ans, on se retrouve avec une sous-évaluation de l'ordre d'un tiers. Mais si l'on se réfère aux performances passées, le PER des actions du S&P 500, actuellement à 33, est très au dessus de sa moyenne historique de 15... Alors, comment savoir ? C'est peut-être un historien de la Bourse, Steven Leuthold, qui détient la réponse. Il a, dans un rapport rendu public récemment, calculé, depuis 1926, les niveaux de valorisation des actions en période de faible inflation. Or, la moyenne, depuis cette date, se situe à 18,3. Mais il faut aussi prendre en compte le fait que les petites capitalisations sont en fait, toujours selon cet expert, sous-évaluées d'un tiers, tandis que certaines grosses capitalisations sont, elles, surévaluées. Bref, Steven Leuthod en arrive à la conclusion que les valeurs du S&P 500 sont en fait, dans leur ensemble, évaluées... à leur juste valeur. Une hypothèse à laquelle, jusqu'ici, personne n'avait pensé, et qui a de quoi redonner un peu confiance dans le marché...Septembre noirDepuis 1972, les mois de septembre sont durs pour le S&P 500 : par exemple, l'indice a plongé de 11,9% en septembre 1974, de seulement 5,4% en 1981, puis de 8,5% en 1986, de 5,3% en 2000 et enfin de 8,2% en 2001.

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