Paris broie du noir à mi-séance

Amplifiant le recul général des places européennes, la Bourse de Paris abandonne près de 3% à mi-séance, le CAC 40 oscillant autour du seuil psychologique des 3.700 points, soit une cinquantaine de points au dessus des niveaux de la fin septembre. Déprimés, les investisseurs font feu de tout bois pour alimenter la baisse : recul de Wall Street, nouvel affaiblissement du dollar, craintes sur l'endettement des sociétés, suspicions sur les méthodes comptables des entreprises. Dans ce contexte morose, l'information de Reuters évoquant un déficit budgétaire revu en hausse pour 2002, bien qu'en ligne avec l'audit des finances publiques, alimente le tourbillon baissier. Les craintes liées à l'endettement de France Télécom et d'Alcatel continuent à saper le moral des investisseurs.Juste avant midi, le CAC 40 perdait 2,91% à 3.708,02 points, dans un volume d'échanges moyennement étoffé avec près de 1,3 milliard d'euros traités sur les valeurs de l'indice.Sur le plan économique, les investisseurs attendent deux statistiques américaines cet après-midi : les prix à l'importation de juin et les stocks des grossistes de mai.Vivendi Universal chute de 6,12% à 17,19 euros. La Commission des Opérations de Bourse (COB) a ouvert une enquête sur l'information financière communiquée par le groupe depuis janvier 2001. De son côté, VU a confirmé avoir obtenu une ligne de crédit d'un milliard d'euros en ajoutant qu'il "travaille dès à présent avec ses banques à la mise en place d'un refinancement permettant de répondre à ses besoins de financement à plus long terme".La défiance des marchés à l'égard des comptes des entreprises touche également Pinault Printemps qui abandonne 5,42% à 95,05 euros après avoir touché un nouveau plus bas de l'année à 90,60. Le titre avait chuté pour les mêmes raisons la semaine dernière.Alcatel perd 5,65% à 6,18 euros, toujours affecté par l'abaissement de sa notation au rang de "junk bond" par Moody's. Le groupe a indiqué que cette note semblait "refléter essentiellement" son appréciation sur les perspectives du secteur. Le groupe a en outre rappelé que, au 30 juin 2002, il disposait de plus de 4 milliards d'euros de liquidités pour une dette nette "largement inférieure" à 2 milliards.Egalement affaibli par les craintes liées à son endettement, France Télécom cède 1,33% à 14,06 euros.STMicroelectronics abandonne 5,97% à 23,32 euros alors que Salomon Smith Barney a revu en baisse les prévisions de bénéfice par action 2002 et 2003 de l'américain Intel.Cap Gemini baisse de 5,40% à 36,27 euros, affaibli par les "profit warnings" de Citrix Systems et Retek.Altran Technologies plonge de 9,52% à 19,95 euros, toujours affaibli par une étude défavorable de Merrill Lynch.En hausse en début de séance, Infogrames recule de 9,09% à 4,50 euros. Le titre avait bénéficié dans la matinée des anticipations de rachat par Sega. Le japonais a indiqué envisager des opérations de croissance en Europe et aux Etats-Unis.Les valeurs bancaires pâtissent d'abaissement de recommandations. BNP Paribas perd 3,47% à 51,50 euros et le Crédit Lyonnais 3% à 44 alors que Goldman Sachas a dégradé la première de "surperformance" à "performance en ligne" et la seconde de "performance en ligne" à "sous-performance".Le Crédit Agricole gagne 3,12% à 21,14 euros, dopé par l'annonce de son entrée dans le CAC 40 le 6 août prochain. Dassault Systèmes, qui cèdera sa place à la banque verte le même jour, perd 8,73% à 40,03 euros.Enfin, Carrefour cède 3,18% à 51,70 euros, à quelques heures de la publication de son chiffre d'affaires semestriel, tandis que Air France cède 0,13% à 15,72 euros. La compagnie aérienne annoncera les chiffres de son trafic du mois de juin après la clôture. John WiburgCopyright Invest

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