"Le CAC 40 à 5.000 points fin 2002, début 2003"

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La baisse des marchés depuis le début de l'année vous semble-t-elle justifiée ?Les problèmes de transparence financière et les tensions internationales ont provoqué une baisse de confiance chez les investisseurs. Leur horizon d'investissement s'est raccourci, ils ne veulent plus acheter des actions avec des PE élevés. Mais la correction semble excessive. Les chiffres macroéconomiques des Etats-Unis ont été étonnement bons. La consommation reste soutenue et il y a une inversion de l'impact négatif des stocks.Les mauvaises nouvelles sont-elles toutes derrière nous ?Dans l'ensemble, oui. La reprise devrait se poursuivre au second semestre aux Etats-Unis et c'est l'essentiel pour les marchés. Les perspectives bénéficiaires des entreprises devraient peu à peu être révisées à la hausse. Une réserve peut toutefois être formulée concernant l'Europe. Sur le Vieux Continent, la reprise est plus tardive et timide qu'aux Etats-Unis. Et le recul du dollar depuis avril ne la favorise pas. En théorie, cela équivaut à une hausse des taux courts de 0,5 % et pourrait coûter 0,2 % de croissance en année pleine.Faut-il redouter une poursuite de la baisse en Bourse ?Il n'y a pas de raison de céder au pessimisme, sauf à voir une hausse des taux trop précoce. La tendance baissière devrait s'inverser. Nous pouvons attendre de bonnes nouvelles sur les résultats des sociétés, particulièrement au début du quatrième trimestre. D'autant que la fin de l'année est favorable à certains secteurs (tels les semi-conducteurs). Concernant par exemple le CAC 40, notre objectif est de 5.000 points d'ici à la fin de l'année ou le début de 2003.Quels secteurs privilégier ?Les valeurs qui ont le plus souffert, notamment les technologiques, médias et télécoms, devraient profiter à plein du rebond. Toutefois on notera que la reprise mondiale tient surtout à la consommation, alors que les investissements ont plus de mal à repartir. Les groupes qui dépendent directement des investissements des entreprises resteront certainement en retrait. Je pense en particulier à l'informatique. A l'inverse, les valeurs liées à la consommation seront plus en vue.Propos recueillis par Olivier Decarre

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