« Pas de franche orientation pour Wall Street »

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« La Tribune » - L'économie américaine a-t-elle atteint un point bas ?Luc Lefer - Il est encore trop tôt pour évoquer avec certitude ce point bas. Les signaux qui nous parviennent sont contrastés. La poursuite de la chute de la production industrielle, la faiblesse de l'investissement productif, la baisse de la demande de crédit et de la consommation confirment une dégradation. Mais l'indicateur avancé NAPM, bien que sous ses niveaux de septembre, permet d'entrevoir une reprise de l'investissement cette année. La correction des stocks est positive pour une reprise de la production et la bonne résistance de l'immobilier contribue à la confiance des ménages. Ce contraste entretient une dichotomie entre l'évolution de l'économie réelle et celle des marchés d'actions. Son récent rebond traduit l'anticipation d'une reprise économique rapide.Doit-on dès lors s'attendre à un mouvement de consolidation des marchés américains ?Les marchés américains auront du mal à trouver une direction franche en début d'année. Ils devraient rester volatils. Les comptes du quatrième trimestre 2001 seront mauvais. Mais ces mauvaises nouvelles sont probablement déjà intégrées dans les cours. Ce sont les informations sur les perspectives 2002 que les sociétés commenceront à délivrer en janvier au moment de la publication des résultats annuels qui seront décisives pour l'évolution des marchés. Sur un plan macroéconomique, la reprise devrait être progressive et intervenir avant la fin du premier semestre. Mais, elle pourrait être de faible ampleur. Chez BNP-Paribas, nous anticipons une croissance du PIB de 1,5 % sur l'ensemble de l'année après les 1,2 % de croissance attendus pour 2001.Dans un tel contexte, quelle stratégie d'investissement adopter ?Pour tenir compte de l'évolution volatile des marchés, nous avons choisi d'opter pour un profil équilibré de nos fonds entre des valeurs défensives et des valeurs cycliques, avec un plus grand intérêt sur ces dernières dont les valorisations nous apparaissent plus attractives (matériaux, équipement, services télécoms...).

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