Ubi Soft calme les spéculations sur un possible achat d'Eidos

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Ubi Soft a souhaité tempérer les excès d'enthousiasme du marché. Alors que lundi matin l'action Eidos a gagné jusqu'à près de 16% suite à un article des Echos.net (supplément des Echos) évoquant un possible rachat de l'éditeur britannique par Ubi Soft, le directeur financier du groupe français, Alain Martinez, a précisé qu'une telle éventualité "n'est pas d'actualité."Lundi matin, reprenant les propos du PDG d'Ubi Soft, Yves Guillemot, le journal écrivait: "il est certain que nous allons réaliser de nouvelles opérations de croissance externe cette année. Dans ce cadre, Eidos pourrait être une cible pour nous". Un peu plus tard, Alain Martinez, cité par l'AFP, a complété ces déclarations en soulignant que le discours du groupe n'avait pas changé depuis la publication de chiffre d'affaires, il y a dix jours. "Nous avions bien dit alors qu'Eidos constitue une cible intéressante, mais encore trop chère, et que nous préférons faire avancer plusieurs acquisitions plus petites, notamment aux Etats-Unis, qui devraient se concrétiser d'ici quelques mois", a souligné Alain Martinez. Mettant aussi en avant le redressement opéré par les dirigeants d'Eidos, il a ajouté que "les Britanniques comptent en cas d'acquisition sur une prime de 40 à 50% par rapport aux cours de Bourse, ce qui entraîne un prix trop élevé pour nous".S'il évoquait bien la taille importante de la cible, le supplément du quotidien estimait néanmoins que pour acheter Eidos (créateur de Lara Croft), Ubi Soft pouvait compter sur sa trésorerie (230 millions d'euros) mais aussi sur le fait que son cours a, depuis un an, baissé deux fois moins vite que celui de son concurrent.Par ses déclarations, Alain Martinez a certainement voulu couper cours aux spéculations, et il y est en partie parvenu. En fin d'après-midi, l'action Eidos a ramené ses gains à 1,6% (143,25 pence), tandis que le titre Ubi Soft reste dans le rouge à 29,70 euros (-2,08%). Mais le directeur financier d'Ubi Soft n'a pas pour autant fermé la porte à un rapprochement avec l'éditeur d'outre-Manche. Insistant sur la qualité des licences détenues par Eidos et sur son mode de distribution, Alain Martinez a indiqué qu'un acquéreur pourrait nettement en améliorer la rentabilité. "En outre, ses frais de structure sont beaucoup plus élevés que les nôtres (35% contre 27%), ce qui nous donnerait une forte marge de redressement", a-t-il laissé entrevoir.

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