Trimestre moins mauvais qu'anticipé pour TotalFinaElf

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Comme le laissait prévoir l'évolution de l'environnement pétrolier au premier trimestre 2002, les comptes de TotalFinaElf pour cette période s'affichent en net recul. Le bénéfice net hors exceptionnels est en baisse de 36% à 1,42 milliard d'euros, le résultat opérationnel net des secteurs d'activité chute de 41% à 1,3 milliard d'euros, tandis que le bénéfice net par action baisse de 32% à 2,12 euros contre 3,12 euros au premier trimestre 2001. Le tout pour un chiffre d'affaires en baisse de 13% à 23,7 milliards d'euros contre 27,3 milliards un an plus tôt.Le résultat net part du groupe comprenant les éléments exceptionnels s'élève à 1,42 milliard d'euros, en baisse de 35%. Les éléments exceptionnels, chiffrés au final à 10 millions d'euros en positif, comprennent des plus-values de cessions de participations financières qui ont rapporté 143 millions d'euros et des provisions liées à la fermeture de l'usine AZF de Toulouse qui ont coûté 102 millions d'euros.TotalFinaElf continue de réduire sa dette. Le gearing (ratio dette nette sur fonds propres) passe de 30,9% à la fin de décembre 2001 à 29,5% à fin mars 2002.Lors de l'assemblée générale du 7 mai dernier (lire ci-contre), le PDG Thierry Desmarest avait affirmé que "TotalFinaElf a pu limiter la baisse de son résultat à 40% environ alors que ses grands concurrents ont enregistré une réduction moyenne de 55%". Un véritable "profit-warning" alors que les analystes attendaient une baisse de 20 à 30%.Le groupe a par ailleurs confirmé qu'il prévoyait une croissance de 10% de la production d'hydrocrabures sur l'ensemble de l'année 2002.  "Le bond déroulement des opérations dans le secteur amont permet de confirmer cet objectif de croissance", ajoute le communiqué. Pour le premier trimestre 2002, la production de TotalFinaElf a progressé de 7,1%, s'élevant à 2,4 millions de baril équivalent pétrole par jour contre 2,2 millions un an plus tôt. Hors impact de la baisse de la production liée à la diminution des quotas décidée par les pays de l'Opep, la croissance de la production est de 9,9%. Une croissance qui provient essentiellement du démarrage de nouveaux forages en mer du Nord, en Angola, en Norvège, en Syrie et au Venezuela. Peu après l'annonce de ce premier trimestre en berne, mais anticipé, l'action perd 1,13% à 166,20 euros en clôture.

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