Le CAC 40 repique du nez

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L'embellie n'aura été que de courte durée. Après une bonne séance hier, le CAC 40 est reparti à la baisse aujourd'hui, assez nettement d'ailleurs. Constamment dans le rouge, l'indice de la Bourse de Paris termine sur un repli de 1,56 % à 4.515,52 points, quasiment au plus bas. Les opérateurs restent circonspects dans l'attente de l'ouverture, la semaine prochaine aux Etats-Unis, du bal des publications de résultats des entreprises pour le quatrième trimestre de l'année 2001. Sur le CAC 40, les transactions ont été timorées, tout juste 2 milliards d'euros. Les boursiers attendent également le discours que doit prononcer demain Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, pour se faire une idée plus précise de l'évolution de l'économie américaine. Vers 17h30, le Dow Jones reculait de 0,25 % et le Nasdaq perdait 0,21 %.A Paris, les technologiques repiquent du nez. Alcatel lâche 3,94 % à 19,26 euros. Cap Gemini cède 3,82 % à 85,6 euros après l'annonce par son concurrent Accenture d'une baisse de 45% de son bénéfice au premier trimestre. Dassault Systèmes descend de 2,92 % à 54,85 euros. Fortis conseille de vendre le titre de l'éditeur de logiciels de conception assistée par ordinateurs.Les opérateurs en télécommunication s'agglutinent en bas du palmarès. France Télécom perd 3,4 % à 43,5 euros et sa filiale de téléphonie mobile, Orange, décroche de 1,92 % à 9,73 euros. L'opérateur a démenti en fin d'après-midi la rumeur selon laquelle il préparait une émission d'obligations convertibles en actions, notamment Orange. En revanche, il a confirmé s'intéresser à la privatisation du tchèque Cesky Telecom, mais uniquement pour ce qui concerne la téléphonie mobile. Une éventuelle opération se ferait par échanges de titres, sans sortie de cash, précise-t-il. En revanche, Vivendi Universal (- 1,3 % à 57,05 euros), le propriétaire de Cegetel et de SFR, n'est pas candidat à la reprise de l'opérateur tchèque. Troisième groupe français de téléphonie mobile, Bouygues baisse de 3,63 % à 37,2 euros. Selon des intervenants, le secteur pâtit de plusieurs études négatives de la part de grands brokers.Après avoir perdu jusqu'à 6,8 %, Publicis se reprend partiellement en fin de séance et recule de 3,61 % à 29,4 euros. L'agence de publicité va émettre 600 millions d'euros d'obligations convertibles ou échangeables en actions (océane). Le montant de l'émission pourra être porté à 690 millions. Toujours dans les médias, Lagardère chute de 4,91 % à 45,53 euros alors que Morgan Stanley a dégradé le titre de "surperformance" à "neutre". TF1 perd de son côté 1,9 % à 30,41 euros.EADS accuse un repli de 3,66 % à 14,22 euros. La maison-mère d'Airbus Industries doit présenter dans la soirée ses perspectives pour 2002.Lafarge perd 2,44 % à 104,1 euros. Morgan Stanley a abaissé sa recommandation sur la valeur de "surperformance" à "neutre" en raison d'une valorisation jugée correcte au regard des mauvaises perspectives du secteur du bâtiment.Renault gagne 1,62 % à 43,2 euros. Selon Le Figaro, le constructeur automobile et sa filiale japonaise Nissan auraient revu partiellement la copie de leur projet de rapprochement.Plus forte hausse du CAC 40, Dexia progresse de 2,18 % à 15,5 euros. Hier, le président de la banque s'est dit confiant pour les résultats 2001 et a annoncé un plan de rachat d'actions représentant 10% du capital afin de redynamiser la valeur. Visiblement, le discours a été entendu.Kaufman & Broad s'adjuge 3,95 % à 17,64 euros après l'annonce d'une hausse de 12,3 %, à 29,4 millions d'euros, de son résultat net 2000-2001. Dans un entretien pour Investir.fr, Guy Nafilyan, le président du promoteur immobilier, se dit confiant pour l'exercice qui vient de débuter mais regrette la faible valorisation accordée au titre.Enfin, Carrefour cède 1,35 % à 54,8 euros. Le distributeur a annoncé, juste après la clôture, une hausse de 5 % de son chiffre d'affaires au quatrième trimestre 2001 mais attend une très légère progression du résultat d'exploitation annuel. Il précise que la dévaluation du peso argentin ne l'obligera pas à inscrire des provisions dans ses comptes.Olivier PinaudCopyright Invest

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