Le groupe Banques Populaires pénalisé par sa banque d'affaires

Si le groupe Banques Populaires est parvenu en 2001 à éviter de justesse d'afficher une baisse de ses résultats (lire ci-contre), la conjoncture boursière rencontrée au premier semestre 2002 a, conjointement avec une progression de la charge fiscale et de la charge du risque, entraîné une baisse des profits.Le produit net bancaire consolidé, équivalent du chiffre d'affaires, affiche une progression symbolique de 1% à 2,86 milliards d'euros grâce aux activités de banque de proximité (70% de l'activité du groupe, sous enseigne Banques Populaires). Le résultat brut d'exploitation accuse un recul de 9% à 915 millions d'euros, pénalisé par la chute de 28% du RBE des activités hors-proximité, autrement dit la banque d'affaires (Financement, Services, Investissement regroupés au sein de Natexis Banques Populaires) à 266 millions d'euros. La banque de proximité n'a pu compenser cette baisse en affichant une progression de seulement 9%.Du côté du résultat net, la situation n'est guère meilleure. Le résultat net part du groupe global dévisse de 24% à 326 millions d'euros. La banque d'affaires voit son RNPG reculer de 49%, en raison d'un alourdissement de la charge fiscale et de la charge du risque. Cette branche a particulièrement été pénalisée par la dégradation boursière, puisque le PNB des activités de marché recule de 1% tandis que celui du capital investissement s'effondre de 76%.De son côté, la banque de proximité voit son résultat net baisser de 2% en raison là encore d'une charge d'impôts importante et de l'accroissement des charges d'exploitation et du coût du risque.Tous ces chiffres n'intègrent évidemment pas l'acquisition de la Coface en juillet dernier. Philippe Dupont, le PDG, estime que "le projet d'intégration du Crédit Coopératif, le rachat de la Coface et celui du courtier américain Arnhold & S.Bleichroeder" illustrent la volonté du groupe de ne pas renoncer à la croissance externe, tout en continuant à développer et organiser la banque de proximité (trois nouvelles fusions au premier semestre). Un pari difficile dans une conjoncture si tendue.A Paris en clôture, l'action gagne 1,05% à 77,30 euros.

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