Carrefour se fait taper sur les doigts par Pékin

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Le Financial Times de ce mercredi révèle que le gouvernement chinois demande au groupe Carrefour de vendre au moins 35% du capital qu'il détient au sein de deux supermarchés situés au nord-est du pays. Une exigence qui se base sur une règle de 1999, stipulant que les société étrangères ne peuvent détenir plus de 65% d'un supermarché en Chine. Or, Carrefour est propriétaire de la totalité du capital de deux supermarchés situés dans la province de Liaoning, dont un magasin de 8.500 mètres carrés à Shenyang.La vente des 35% devra se faire, selon la règle, au profit de sociétés chinoises.Pour les opérateurs, cet épisode pourrait constituer un nouveau contretemps dans le développement de Carrefour sur le marché chinois. En 2000, un conflit juridique de grande envergure avait opposé le groupe au gouvernement chinois sur l'ensemble des 27 magasins ouverts dans le pays, conflit qui avait reporté sine die l'ouverture de 10 magasins supplémentaires prévue pour 2001. Carrefour reste le premier spécialiste étranger de la grande distribution en Chine, mais les péripéties juridiques depuis 2000 ont permis à Wal Mart, le géant américain, de combler en partie son retard sur le Français. En 2001, Wal Mart a ouvert 8 magasins alors que Carrefour n'a pu en ouvrir aucun, souligne le Financial Times.Le groupe français restructure son réseau en Chine pour se conformer aux réglementations, en réduisant le nombre de holdings de 27 à 13, à nombre de magasins constant (27). Mercredi en clôture de Paris, l'action Carrefour perd 1,63% à 54,27 euros.

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