"Les dividendes 2001 vont croître de 10 % en France"

"La Tribune" - Le lissage des dividendes versés en 2002 va-t-il amortir la baisse des marchés ?Philippe Brossard - Après une hausse de 4 % en 2000, nous attendons une croissance des dividendes de 10 % au titre de l'exercice 2001 pour le SBF 120. Sachant que les résultats de l'an passé ont globalement chuté de 20 %, cela donne un net redressement des taux de distribution qui passent de 37 % à 52 % entre 2000 et 2001. En périodes difficiles, les sociétés tentent ainsi de préserver une part du revenu de l'actionnaire. Ce phénomène de lissage est important sur les valeurs cycliques. Mais cette progression des dividendes est loin de compenser la baisse des marchés. Pour 2001, le surplus de dividendes versés représente environ une masse de 2 milliards d'euros, alors que la capitalisation du SBF 120 a fondu de 200 milliards d'euros. Concernant 2002, nous attendons un rebond des résultats de 14 %. Du coup, toujours dans cette optique de lissage, les dividendes devraient afficher une croissance plus faible que celle des résultats.Les rendements sont-ils devenus attractifs ?Entre la hausse des dividendes et la baisse des marchés, les rendements ont été relevés. De l'ordre de 1 % au printemps 2000, ils sont passés à environ 2 %. Mais ils ne sont pas à des niveaux historiquement élevés car au début des années 90 ils étaient voisins de 2,5 %.Les actions sont-elles chères ?On peut comparer le rendement des actions avec celui des obligations indexées sur l'inflation. Un des intérêts des actions est de mieux traverser les périodes de forte inflation que les obligations classiques. Avec les obligations indexées qui neutralisent ce risque, on obtient une base de comparaison plus juste. Face au rendement des actions de 2 %, les obligations indexées sur l'inflation offrent un rendement de 3,5 %. Un autre système d'évaluation (sans doute moins rigoureux) est de confronter l'inverse du PER aux taux à 10 ans. Et là aussi, la comparaison est défavorable aux actions. En considérant que le SBF 120 se paie 25 fois ses bénéfices 2002, l'inverse du PER donne un taux de 4 %. Et les obligations à 10 ans proposent de leur côté 5,1 %. Donc, les actions restent chères par rapport au marché obligataire.

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