Carrefour fait un peu mieux que prévu

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Les analystes n'attendaient pas de mauvaise surprise des résultats de Carrefour (voir ci-contre). Le groupe de distribution ne les aura certainement pas déçus puisque ce sont même des chiffres légèrement meilleurs qu'attendu qu'il vient de publier au titre du premier semestre.De fait, le résultat net courant après survaleurs ressort à 400 millions d'euros, soit une hausse de 25% en un an. En excluant les survaleurs, il atteint 558 millions d'euros (+11,9%). Les analystes contactés un peu plus tôt par Reuters n'attendaient respectivement que 370 et 535 millions d'euros. Si le groupe a réussi une telle performance, c'est notamment grâce à la baisse de ses frais financiers et à un taux d'imposition plus faible (30,2 contre 30,9%). Mais c'est aussi et surtout grâce à la réduction de ses frais généraux. Ils "ont été réduits d'un semestre à l'autre de 4,3%, passant de 17,7 à 17,1% du chiffre d'affaires", note Carrefour dans un communiqué. Ainsi, le résultat d'exploitation (Ebit) a progressé de 4,4% à 1,085 milliard d'euros alors que dans le même temps le chiffre d'affaires a reculé de 1,1% à 33,09 milliards d'euros.S'il a connu quelques difficultés commerciales ces derniers mois, Carrefour compte redresser la barre sur le second semestre et prévoit "une hausse de ses ventes supérieure à celle du premier semestre". Dès lors, les objectifs annuels sont maintenus, soit une progression des ventes de 5% à taux de change constants (+3% au premier semestre) et une croissance du résultat net courant de 10 à 15% après survaleurs.Cela ne suffit toutefois pas à soutenir l'action en Bourse après sa poussé de 5% mardi. En fin d'après-midi, elle affiche un recul de 2,83% à 44,70 euros dans un marché en repli de plus de 4%.Il faut aussi dire que cette valeur, qui a autrefois été une des vedettes à Paris, a perdu de son aura depuis la fusion avec Promodès. Car de nombreux observateurs jugent désormais les objectifs trop modestes. Par ailleurs, le marché reste toujours préoccupé par la crise argentine (et ses conséquences pour le groupe) ainsi que par les performances en France, notamment après le faux pas de juin. A cet égard, un gérant notait récemment que la condition d'une reprise en Bourse était "le retour à une phase de reconquête de parts de marché en France".Si des éléments chiffrés (toujours appréciés par le marché) n'ont pas encore été fournis, le groupe a tout de même tenté de rassurer les investisseurs. Mardi, il a déclaré que les ventes en France "étaient très bien orientées en juillet et en août". Et ce mercredi il ajoute, quant à la situation en Amérique du Sud, que les dévaluations ont "un impact significatif sur le chiffre d'affaires", mais que "cet impact est beaucoup plus limité sur les résultats du groupe".

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