Fiat en hausse suite à la démission de son numéro deux

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Ce mardi à Milan, l'action du constructeur italien est en forte hausse après deux nouvelles susceptibles de rassurer les investisseurs sur la volonté du groupe Fiat à sortir de la crise qui l'affecte et à restructurer sa dette de 35 milliards d'euros. A la clôture, le titre gagne 6,07% à 13,69 euros, proche de son plus haut de la séance.Tout d'abord le numéro deux hiérarchique de Fiat, Paolo Cantarella, a remis sa démission lundi, alors que les rumeurs concernant son départ se faisaient de plus en plus insistantes. "J'ai décidé de me démettre pour que le président et les actionnaires puissent décider et agir de la manière qu'ils jugent la plus utile pour l'entreprise", a expliqué Paolo Cantarella dans un communiqué. "Après avoir médité longuement, j'ai retenu que dans ces moments complexes pour le groupe et pour Fiat Auto en particulier, il était nécessaire de donner un fort signal de rupture", a-t-il ajouté. Le président de Fiat, Paolo Fresco assumera dorénavant, en plus de sa fonction, la charge d'administrateur délégué en remplacement de Paolo Cantarella, qui était dans la maison depuis 25 ans (lire ci-contre).Ce départ intervient sous la pression des banques et de la famille Agnelli alors que le groupe Fiat traverse une crise importante en raison principalement des difficultés de sa branche automobile. Fiat Auto voit en effet ses parts de marché et son activité s'éroder en Italie et en Europe. Fiat Auto (42 % du chiffre d'affaires de Fiat en 2001) a enregistré au cours des deux derniers trimestres d'importantes pertes d'exploitation : 432 millions d'euros au quatrième trimestre 2001 (pour un montant de pertes atteignant 549 millions d'euros sur toute l'année 2001) et 429 millions d'euros au cours des trois premiers mois de 2002.Fiat a bénéficié d'une ligne de crédit bancaire de trois milliards d'euros fin mai, mais Umberto Agnelli, le cadet de la famille, a pu stigmatiser "les erreurs de direction" au sein du groupe. Et certains grands banquiers italiens, au moment où ils renégociaient le refinancement de Fiat, ont pu se plaindre de la rigidité de Paolo Cantarella, rétif, selon eux, à se séparer des actifs non stratégiques du groupe. Son départ est donc perçu comme un facteur de déblocage du processus de "sauvetage" du constructeur.Autre événement de nature à favoriser le titre, l'agence de notation Standard & Poor's a annoncé qu'elle confirmait la note A-3 de la dette à court terme du constructeur italien. Une marque de confiance bienvenue alors que les grandes agences de notations menaçaient de déclasser la note du groupe, mais qui reste provisoire car S&P a ajouté que la note pourrait baisser dans un an si Fiat ne respecte pas ses objectifs de dette et de cash flow: le groupe a promis de réduire sa dette nette de moitié, à trois milliards d'euros, à horizon décembre 2002.

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