Legrand impatient de divorcer de Schneider

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Au cours de l'assemblée générale de Legrand, son PDG François Grappotte a exprimé son désir de voir se régler au plus vite le processus de divorce entre Schneider et Legrand, alors que le retrait de plusieurs repreneurs potentiels pour Legrand a obligé la Commission européenne a prolonger le délai fixé à Schneider pour se séparer de sa nouvelle filiale.Ce nouveau délai, qui court jusqu'au 1er février 2003, est intervenu après le retrait du britannique Candover Investments et du français Chevrillon (lire ci-contre), alliés, au sein d'un consortium, à la CGIP, la holding d'Ernest-Antoine Seillière. Le 30 mai dernier, Schneider Electric a donc annoncé qu'il allait retirer sa plainte auprès de la Cour européenne de Luxembourg concernant le délai initialement imposé par les autorités de la concurrence pour céder Legrand.Ce délai supplémentaire est aussi accordé au groupe français dans l'attente de l'arrêt que la Cour de justice européenne prononcera en octobre prochain sur le recours de Schneider contre le veto de Bruxelles à sa fusion avec Legrand. Le groupe d'Henri Lachmann bénéfice donc d'une nouvelle marge de manoeuvre pour parfaire sa séparation d'avec sa filiale de basse tension.Pour autant, Schneider devra compter avec l'avis de François Grappotte qui souhaite "une solution qui puisse être mise en oeuvre rapidement et qui respecte l'intégrité de Legrand". Devant ses actionnaires, le PDG a ainsi indiqué préférer le scénario d'un retour au marché plutôt qu'une cession à laquelle il "n'est pas associé". Il a enfin réaffirmé son hostilité à tout démembrement de Legrand, un scénario qui semble démotiver les cadres du groupe, dont les départs "ont atteint un niveau qui n'est pas encore inquiétant mais qui le deviendra si ça continue sur le même rythme". La scission de Legrand pour en faciliter la vente fait partie d'un des scénarios envisagés par Schneider, avec la cession en bloc et un retour au marché (lire ci-contre).Mardi en clôture de Paris, le titre Schneider dévisse de 3,40% à 52,55 euros.

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