Paris chute lourdement

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Alors que les chiffres macroéconomiques parus récemment sont trop contradictoires pour laisser présager d'une reprise imminente de la croissance (un indice américain ISM pour le mois de mai meilleur que prévu, des immatriculations françaises en baisse, mais le moral des Français en hausse), les marchés réagissent à la moindre nouvelle en provenance des entreprises.Lundi soir, les marchés américains ont ainsi clôturé en forte baisse, avec un Nasdaq en chute de 3,29% et un Dow Jones en retrait de 2,17%. Principales raisons de cette fièvre vendeuse, les ventes automobiles du mois de mai aux Etats-Unis, le plongeon de 5,23% de l'indice des semi-conducteurs de Philadelphie, mais surtout la démission du président du conglomérat Tyco (lire ci-contre), suite à l'ouverture d'une enquête pour fraude fiscale par l'Etat de New York. Cette nouvelle a relancé la méfiance des investisseurs concernant la transparence et la fiabilité des comptes des entreprises. Un sujet ultra-sensible depuis le scandale Enron.Mardi, Wall Street est de nouveau en baisse. A l'heure de la clôture parisienne, le Dow Jones perd 0,75% et le Nasdaq 0,32%. Tout naturellement, les marchés européens ont donc chuté ce mardi. En fin d'après-midi, le Cac 40 perd en clôture 3,82% à 4.065,88 points, son plus bas depuis octobre 2001. Au même moment, l'indice européen EuroStoxx 50 chute de 3,61% à 3.260,43 points.Sur la place française, les valeurs technologiques sont affectées par la chute du Nasdaq. Parmi les plus fortes baisses figurent trois grandes valeurs emblématiques de leur secteur: les médias avec Vivendi Universal (-6,52% à 30,38 euros), les équipements télécoms avec Alcatel (-5,14% à 12 euros), qui pourrait subir les effets de la faillite de KPN Qwest, et les opérateurs télécoms avec France Télécom (-5,94% à 18,654 euros), qui distribuait aujourd'hui son dividende. La chute de l'indice des semi-conducteurs a affecté aussi des valeurs comme STMicroelectronics (-4,68% à 26,69 euros).La baisse des TMT n'est pas compensée par les autres secteurs puisque les valeurs bancaires sont également très mal orientées après avoir sur-performé les indices depuis le début de l'année. Les analystes de CIC Securities ont ainsi dégradé BNP Paribas, Crédit Lyonnais et Crédit Agricole. De plus, TotalFinaElf perd 3,65% à 158,50 euros, alors que la Cour européenne de justice a condamné la France pour sa détention d'une golden share dans le géant pétrolier au motif que ce système "est contraire au principe de libre circulation des capitaux" (lire ci-contre).Aucune nouvelle, aucune entreprise ne viennent donc soutenir la cote cette séance. Seule valeur en hausse du Cac 40, Vinci s'adjuge une progression relevant de l'exploit, de 1,68% à 66,65 euros, à quelques jours de son assemblée générale.

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