Publicis maintient ses ambitions pour 2003

Le bilan du premier semestre est plutôt positif pour Publicis. Certes, la rentabilité est restée sous pression. Néanmoins, le groupe a fait preuve d'une honorable résistance dans un environnement difficile et a maintenu ses objectifs de marge opérationnelle.En premier lieu, le résultat net après survaleurs a progressé de 2% à 55 millions d'euros, a précisé la société. Compte tenu des incertitudes concernant le mode d'amortissement choisi par Publicis, les pronostics du marché s'étalaient d'un repli de 4% (52 millions d'euros) à une progression de 16% (63 millions). Ce n'est donc pas en termes de résultat net mais plutôt de résultat opérationnel que le marché souhaitait évaluer la performance du groupe. D'ailleurs Publicis lui-même établit ses prévisions en termes opérationnels.Et dans ce domaine, les chiffres du premier semestre se situent plutôt dans le bas de la fourchette de pronostics. Le marché, qui comptait sur la capacité du groupe à réduire ses coûts dans une situation tendue, attendait un Ebit (équivalent du résultat d'exploitation) entre 150,3 et 162 millions d'euros. Finalement, l'Ebit est ressorti à 152 millions d'euros, affichant, avec +2%, une hausse moins soutenue que celle de la marge brute* publiée en juillet (+2,4% à 1,176 milliard d'euros).Force est donc de constater que la marge opérationnelle s'est très légèrement repliée: de 13 à 12,9% en un an. Cela n'empêche pas le groupe de demeurer confiant pour la suite des événements. "Le maintien de nos marges au niveau élevé de 2001 a été obtenu au premier semestre 2002 et nous paraît acquis pour l'ensemble de l'exercice", souligne Maurice Lévy, le président du groupe, même s'il estime que "les perspectives sont difficilement lisibles". Il apparaît donc que Publicis ambitionne toujours d'égaler en 2002 le niveau de marge atteint sur l'exercice précédent. Cela passera obligatoirement par une amélioration de la rentabilité au second semestre puisque sur l'année 2001, la marge d'exploitation avait atteint 14,1%.A plus long terme, le groupe a également maintenu son objectif de marge opérationnelle, qui devrait être de 15% en 2003. Cet objectif a été récemment mis en doute par le Wall Street Journal. Et l'impact de cet article sur les marchés a été tel que Maurice Lévy, lui-même, a été contraint d'intervenir pour rappeler que ces 15% étaient toujours d'actualité (voir ci-contre).Cette amélioration de la rentabilité prévue pour 2003 s'entend "après intégration de l'américain Bcom3", précise Publicis. Le groupe compte donc sur les synergies issues du rapprochement vu qu'aujourd'hui ni Publicis ni Bcom3 n'atteingnent ces 15% de marge opérationnelle.Lors de la réunion de présentation des résultats, Maurice Lévy a aussi précisé que le groupe avait réduit ses effectifs de 985 personnes sur le premier semestre qu'il comptait poursuivre ces "ajustements".En Bourse, l'action s'inscrit en hausse mercredi. En clôture, elle s'octroie 5,61% à 22,76 euros.latribune.fr*Marge brute: plus que le chiffre d'affaires, elle est le véritable indicateur des revenus des groupes de publicité. Elle correspond au chiffre d'affaires, duquel sont retranchés les achats d'espaces.

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