Les sucriers français proposent 40 euros par action Beghin-Say

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La cession de Beghin-Say semble approcher de son dénouement. L'italien Edison, qui détient 53,8% du sucrier français, a annoncé jeudi qu'il était entré en négociations exclusives avec un consortium français pour la revente de sa participation. Le consortium, constitué de l'Union des sucreries et distillerie agricoles (Union SDA) et de l'Union des planteurs de betteraves à sucre (Union BS), a proposé un prix de 40 euros par action Béghin-Say, soit 41,7 euros avant le paiement du dividende.La participation d'Edison serait acquise par une société détenue conjointement par l'Union SDA et l'Union BS.Vendredi dernier, La Lettre de l'Expansion indiquait déjà que ce consortium, offrant 40 euros par action, restait le seul candidat en lice. Mais Edison avait rejeté ces informations, précisant que plusieurs propositions étaient encore en compétition et que le prix n'était pas encore fixé.La consultation avait été lancée en mars 2002 (voir ci-contre). Trois candidats étaient alors pressentis: le consortium français aujourd'hui en lice, un autre pool comprenant notamment Saint Louis Sucre et enfin le fonds d'investissement américain KKR. Le prix alors évoqué était de 35 euros par action. Mais selon la presse, Edison souhaitait à cette époque céder ses titres à un prix unitaire de 50 euros.L'opération devrait donc se réaliser à des conditions inférieures aux premières ambitions d'Edison. Mais l'Italien n'est pas, à l'heure actuelle, dans une position des plus confortables pour mener les discussions (voir ci-contre). Fiat (dont Edison est la filiale) se trouve en effet confronté à un endettement spectaculaire suite aux difficultés de sa branche automobile. Par une cession de Beghin-Say, quel qu'en soit le prix, le groupe de la famille Agnelli ferait donc un pas en direction d'une situation financière plus saine.Le démenti apporté par le groupe la semaine passé n'a semble-t-il pas convaincu le marché. Le titre, qui valait plus de 45 euros, était alors retombé autour de 42 euros. Jeudi, avec la confirmation d'Edison, l'action s'est tout d'abord alignée sur le prix de l'offre (autour de 41,7 euros), avant d'accentuer ses pertes. Vendredi soir, elle cotait 40,47 euros (-0,83%).

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