Les modalités de la séparation Schneider-Legrand connues fin 2002

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Lors d'une conférence de presse du groupe Schneider, le PDG Henri Lachmann a indiqué que la décision sur le mode de séparation de Legrand sera prise au cours du dernier trimestre 2002. Selon ses propos, Henri Lachmann souhaite en effet présenter, au cours de l'été, au conseil d'administration de Schneider Electric "une proposition sur le mode de séparation de Legrand". "Je soumettrai probablement au conseil cet été ce qui me paraîtra comme la meilleure solution. Nous avons pour l'instant trois routes et aucune décision n'est prise", a-t-il ajouté.Interrogé sur les recours déposés par Schneider devant la Cour européenne de justice de Luxembourg contre le veto de la Commission européenne à la fusion avec Legrand, le PDG a indiqué que "Schneider fait comme si" ces recours n'allaient pas aboutir favorablement. Selon certaines informations, la Cour européenne de justice devrait se prononcer avant le début du mois de juin sur l'acceptation ou non de prolonger le délai imparti par la Commission à la vente de Legrand, qui était initialement de 9 à 12 mois.Pour se séparer de Legrand, Henri Lachmann a rappellé que Schneider a trois possibilités : la cession, la scission ou une offre publique de vente. Des trois consortiums en lice pour la reprise de Legrand, aucun ne comporte d'industriel. Le premier consortium regroupe la Compagnie générale d'industrie et de participations (CGIP), holding française du président du Medef Ernest-Antoine Seillière, associée aux fonds d'investissements Candover, Chevrillon Associés et KKR. Le deuxième consortium allie le français Paribas Affaires Industrielles (PAI) et le fonds européen CVC Capital Partners. Le troisième comprend BC Partners, fonds européen, et le britannique Cinven. Pour un analyste de la Société Générale, le consortium de la CGIP reste le mieux placé pour se porter acquéreur de Legrand (lire ci-contre).Les offres de reprise des consortiums devraient être déposées au plus tard le 29 mai (lire ci-contre). En attendant, Henri Lachmann a tenu toutefois à préciser que tous les industriels ayant la capacité d'acheter Legrand ont "regardé le dossier" et qu'il n'excluait pas de voir un grand groupe industriel se porter candidat dans les jours qui viennent. Auquel cas Schneider exigerait un prix d'achat supérieur à ce qu'il attendrait d'un acheteur financier, au titre de la "prime de nuisance" (le concurrent industriel grossissant, par cette opération, au détriment de Schneider).Henri Lachmann a profité de la conférence de presse pour faire état de ses perspectives pour 2002. Rappelant que l'exercice 2001 avait été marqué "par une dégradation continuelle et successive" des ventes, "mois après mois, trimestre après trimestre", il a indiqué que "depuis mars, il y a une remontée, par rapport à février et au dernier trimestre 2001". "Là où la reprise est la plus nette, c'est aux Etats-Unis, car la chute y avait été la plus forte", a-t-il ajouté. Le PDG s'est par contre refusé à donner tout objectif chiffré. Dans le cadre de son plan New 2004, Schneider vise une marge d'exploitation à 14% (contre 11,4% en 2001) pour un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros (contre 9,828 milliards en 2001), a rappelé M. Giscard d'Estaing, directeur financier du groupe. Le groupe vise aussi une marge brute représentant 43,5% du chiffre d'affaires, soit une progression d'un point par an. Vendredi 24 mai en clôture, l'action Schneider restait stable à 53,95 euros. Legrand perdait 1,16% à 162,20 euros. Lundi en matinée, Schneider gagnait 1,58% à 54,80 euros et Legrand perdait 1,29% à 160,50 euros.

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