"Peugeot et Renault ont un bel avenir"

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"La Tribune". La bonne tenue des immatriculations françaises au mois d'avril semble contredire le recul annoncé du marché en Europe...Marc Gouget. Il faut garder à l'esprit l'articulation des ventes de 2001. Au premier semestre 2001, les immatriculations européennes ont reculé de 1,7 %. Au second semestre, elles ont progressé de 3,5 %, notamment du fait de nouveaux modèles. Le premier quadrimestre 2002, avec un marché européen en recul de 2,8 %, a bénéficié de cet effet de base favorable. Nous pourrions donc observer une inflexion plus prononcée des ventes sur le second semestre. Il faut cependant rester prudent : la prévision de début d'année d'un recul de 4% du marché européen en 2002 ne peut être encore totalement écartée.Les constructeurs subiront-ils ce recul avec la même intensité?Dans le jeu à somme nulle des variations de parts de marché, il faut distinguer les effets liés à l'évolution de la demande domestique des constructeurs et leur propre performance commerciale. Volkswagen, par exemple, pâtit d'une baisse du marché allemand supérieure à la moyenne européenne, mais sans détérioration de sa performance commerciale. A l'inverse, Fiat cumule deux handicaps, la chute de son marché domestique (- 13,1%) et une contre-performance commerciale. Chez les constructeurs français, les innovations en termes de style (Scénic) ou de motorisations (HDI) ont en grande partie alimenté le dynamisme de la demande de la période récente. Le renouvellement prochain du coeur de gamme de Renault (Mégane), la multiplication des nouveaux produits de PSA et l'émergence progressive d'un véritable "french style", avec Vel Satis, permettent d'envisager un bel avenir commercial pour ces deux constructeurs.Le secteur automobile est le plus performant en Bourse depuis le début de l'année. Cela peut-il durer?Depuis la crise des valeurs TMT, les investisseurs ont avant tout privilégié l'aspect "défensif" de l'automobile. Parallèlement, la baisse des taux a réduit d'autant le retour sur investissement exigé pour cette industrie à forte intensité capitalistique. Nous pensons cependant que les cours de la plupart des valeurs sont aujourd'hui proches de leur valorisation théorique.Propos recueillis par Pierre de Beauvillé

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