L'action Air France en piqué à la Bourse de Paris

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Le phénomène est classique : lorsque les cours du pétrole repartent à la hausse, ceux des compagnies aériennes s'affaissent en Bourse. L'action Air France en avait déjà fait les frais la semaine dernière en cédant 6,5% sur une séance, plombée par des craintes d'annulations de voyages du fait des tensions régnant au Proche-Orient (voir ci-contre).Aujourd'hui, les mêmes causes produisent les mêmes effets: la hausse du cours du Brent au-dessus de 27 dollars le baril suite à la décision de l'Irak de bloquer ses exportations pendant un mois (voir ci-contre) entraîne le recul du titre Air France de 4,98% à 18,70 euros.Mais les tensions sur le Brent ne sont pas la seule explication de la correction, comme en témoignent les replis nettement plus limités, de 2,45 et 0,88%, enregistrés respectivement par British Airways et la Lufthansa. Parallèlement, Air France subit l'effet d'une dégradation de la part de la Deutsche Bank. L'analyste en charge du titre dans cet établissement est passé d'"achat" à "performance en ligne", insistant sur le parcours récent de l'action et sur les risques que les affrontements du Proche-Orient font courir au secteur. "Le titre a surperformé le marché de 73% depuis le cours plancher d'un peu plus de 9 euros du 21 septembre, grâce à la reprise plus rapide que prévu du trafic. Il reste un potentiel haussier de 7% pour atteindre notre objectif de 21 euros", note-t-il. Enfin, les investisseurs préfèrent peut-être se montrer prudents avant la publication, mardi dans la soirée, des chiffres de trafic d'Air France pour le mois de mars. Pourtant, Air France a récemment annoncé la fin du gel des embauches et a montré qu'il était sur la voie du redressement après la crise du 11 septembre en affichant en janvier et février respectivement 0,4 et 2% de croissance du trafic passager. Des chiffres qui contrastent avec ceux d'autres compagnies à l'image d'Alitalia qui, mardi, a annoncé une baisse de 13,5% de son trafic passager sur le premier trimestre. Pour mémoire, Air France devrait bientôt faire son entrée au capital de l'Italien via des prises de participations croisées. latribune.fr

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