Nouvelle journée chahutée pour les marchés

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Le ralentissement économique américain se confirme, plongeant dans la morosité des marchés à peine remis du krach rampant du mois de juillet et traumatisés par les déboires juridiques et financiers des grandes valeurs, d'Enron à Vivendi en passant par WorldCom ou France Télécom.A l'heure où Paris clôturait, le Nasdaq était malgré tout revenu dans le vert tandis que le Dow Jones perdait 0,5%. Les deux indices de Wall Street avaient cependant ouvert en forte baisse. Le Cac 40 termine en recul de 2,57% à 3.331 points, entraînant l'indice européen EuroStoxx 50 qui perd 1,50%. L'indice phare de la place parisienne perd ainsi plus de 7% en une semaine, portant à 27% son recul depuis le 1er janvier.Mauvaise nouvelle majeure de cette séance, la deuxième estimation du PIB américain pour le deuxième trimestre, qui est ressortie exactement conforme à la première (+1,1%) alors que les économistes tablaient sur une hausse de 1,2% (lire ci-contre), après 5% au premier trimestre. De plus, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé de 2% alors que les marchés s'attendaient à un léger recul. La perspective d'une reprise au niveau macro-économique s'éloigne un peu plus.Mais les mauvaises nouvelles sont aussi venues du côté des sociétés. Le secteur des assurances est dans le rouge, après les résultats des géants de la réassurance Munich Re et Swiss Re. Ces derniers ont publié des semestriels et trimestriels affectés par la dégradation des marchés actions, et ne se sont pas risqués à faire des pronostics dans une conjoncture marquée par les effets des attentats du 11 septembre et les inondations dramatiques qui ont touché l'Europe de l'Est. L'indice DJ Stoxx du secteur assurances perd 4,8% ce jeudi.A Paris, France Télécom termine sur un repli de 4,44% à 13,76 euros. Sa filiale allemande MobilCom a en effet creusé ses pertes au deuxième trimestre et ne prévoit pas d'amélioration sensible de ses comptes avant 2003 (lire ci-contre).A Wall Street, le marché subit les avis négatifs ou pessimistes des grandes maisons d'analyse financière. Ainsi Morgan Stanley a abaissé sa recommandation sur le leader des barrettes mémoires Micron Technology. Pour autant Morgan Stanley reste plutôt positif sur le secteur des semi-conducteurs, tombé à des niveaux de valorisations "redevenus attractifs". Enfin le cabinet UBS Warburg, se basant sur les perspectives de la consommation aux Etats-Unis, reste pessimiste sur les équipementiers et fabricants de puces informatiques, comme Novellus, Intel ou LogicVision.Hors valeurs technos, Lehman Brothers a revu à la baisse ses prévisions de bénéfice par action concernant la plus grande société mondiale, General Electric, tandis que Goldman Sachs a fait de même avec l'ensemble du secteur aérien.Ces avis viennent s'ajouter aux attaques sur Nortel, entouré après sa chute de 15% hier. L'équipementier télécoms canadien avait revu à la baisse ses perspectives de croissance et a annoncé 7.000 suppressions d'emplois (lire ci-contre).

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