Le CAC conclut en baisse une séance erratique

 |  | 696 mots
Lecture 3 min.
En l'absence d'informations décisive, la Bourse de Paris est restée sans tendance tout au long de la séance. Après avoir évolué erratiquement autour des 4.340 points, le CAC 40 termine prudemment en baisse de 0,11% à 4.334,85 points, alors que Wall Street est toujours orienté à la baisse. Les technologiques ont pesé sur un marché artificiellement gonflé par de nombreuses applications dont 2,6% du capital de Pernod Ricard ou 1,77% du capital de Danone. Seuls France Télécom, plus forte progression de l'indice au lendemain de son assemblée générale, et les spéculations sur l'issue du conseil d'administration de Vivendi Universal ont mis de l'animation dans un marché atone. France Télécom signe la meilleure performance du CAC (+2,68% à 22,19 euros) au lendemain d'une assemblée générale jugée positive. Les investisseurs ont été rassurés par le fait que le groupe n'envisage par d'augmentation de capital à court terme, ainsi que par l'annonce que la dette de MobilCom n'apparaîtra pas dans les comptes de l'opérateur français. Le titre reste toutefois sur un recul de plus de 50% depuis le début de l'année.Les investisseurs ont préféré prendre finalement leurs bénéfices sur Vivendi Universal (-0,24% à 33,74 euros). On ne devrait connaître que tard dans la soirée les décisions du conseil d'administration qui se réunit en ce moment même à New York.Si les médias sont bien orientés avec Lagardère (+0,69% à 48,09 euros) et TF1 (+2,13% à 33,50 euros), les grandes valeurs technologiques s'inscrivent en baisse dans le sillage du repli de 0,56% du Nasdaq. Alcatel cède 0,92% à 12,92 euros et STMicroelectronics 3,28% à 30,08 euros en dépit de la confirmation de ses perspectives de résultats pour le deuxième trimestre. Dassault Systèmes perd de son côté 2,59% à 45,56 euros au lendemain de son assemblée générale au cours de laquelle le concepteur de logiciels a confirmé anticiper pour 2002 une croissance de 13% de son chiffre d'affaires, et une marge opérationnelle de 30%.Alstom recule de 0,76% à 13,08 euros au lendemain de l'annonce d'une augmentation de capital de 636 millions d'euros. KBC Securities a révisé en baisse ses estimations de bénéfices du groupe de 0,65 à 0,50 euro par action pour 2003, et de 1,11 à 0,85 euro pour 2004.Michelin recule de 0,83% à 41,81 euros. Le groupe a annoncé qu'il ne renouvellera pas, après le 31 juillet, son contrat de livraison de pneus de première monte avec General Motors Europe. Le manufacturier précise que cela n'aura pas d'impact sur ses résultats 2002.Aventis s'adjuge 1,99% à 77 euros. Selon Les Echos, le groupe a conclu un accord avec Ethypharm en vue de développer une nouvelle formule de son antihistaminique vedette, l'Allegra.Renault perd 1,03% à 53,1 euros. Le constructeur automobile a annoncé que son partenaire japonais Nissan contribuera au bénéfice du premier semestre à hauteur de 425 millions d'euros, après amortissement des écarts d'acquisition. Le renforcement des liens entre les deux groupes se traduira par une augmentation des capitaux propres de Renault de 788 millions d'euros et par une réduction de 291 millions de son endettement.En dehors du CAC, Air France réduit ses gains en fin de séance sous les prises de bénéfices et n'affiche plus qu'une hausse de 0,77% à 18,35 euros. La compagnie aérienne a accusé une baisse de 63,7% de son résultat net 2001-2002 à 153 millions d'euros. En retrait de 47% à 235 millions, le bénéfice opérationnel est toutefois largement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur seulement 157 millions. Deutsche Bank a d'ailleurs relevé sa recommandation sur le titre de "performance en ligne" à "achat" avec un objectif de cours de 21 euros.Enfin, Castorama est quasi stable à 67,45 euros. La chaîne de bricolage a annoncé une progression de 32,1%, à 146 millions d'euros, de son résultat d'exploitation au premier trimestre. Le chiffre d'affaires s'inscrit en hausse de 19,1% à 2,66 milliards (+5% à périmètre comparable et taux de change constant). Des responsables du groupe sont actuellement en Grande-Bretagne en vue d'obtenir un soutien pour contrer l'offre de 5 milliards d'euros lancée par Kingfisher sur les 45% du capital qu'il ne détient pas. Mais les marchés ne semblent pas convaincus par la résistance du Français et le titre reste proche des 67 euros proposés par Kingfisher.Charles-Etienne LebatardCopyright Invest

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :