Marks & Spencer profite de ses restructurations

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Marks & Spencer, dont le retrait du marché français avait défrayé la chronique sociale l'année dernière, profite de son repli sur son marché domestique, le Royaume-Uni, et sur deux activités principales : le commerce de détail et les services financiers.Pour son exercice 2001/2002, clos le 30 mars, le groupe affiche une hausse de 30,7% de son bénéfice imposable, à 646,7 millions de livres sterling. Une performance qui s'inscrit dans le haut de la fourchette des attentes des analystes, qui tablaient sur un résultat compris entre 615 et 650 millions de livres.Le chiffre d'affaires a progressé de 3,8% à 7,6 milliards de livres. Pour l'exercice, le dividende par action s'inscrit en hausse de 5,6% à 9,5 pence.Après une perte nette de 5,5 millions de livres en 2000/2001, Marks & Spencer dégage en 2001/2002 un bénéfice net de 153 millions de livres. Une année charnière pour le groupe, qui recueille ainsi les fruits des restructurations menées par le PDG Luc Vandevelde. "Les opérations déficitaires d'Europe continentale ont été fermées et les activités non stratégiques ont été vendues ou des négociations ont été engagées sur leur cession", rappelle le dirigeant dans un communiqué.Durant l'exercice 2001/2002 le retrait d'Europe continentale a ainsi constitué la première phase du plan de redressement du groupe. L'exercice en cours va voir se développer la seconde phase de la stratégie : amélioration de la chaîne d'approvisionnement et réalisations d'économies d'échelle, développement des petites structures dans la branche alimentation (small food stores), accroissement de l'offre dans la branche "aménagement de la maison" et renforcement des offres en services financiers (cartes de crédit et de fidélité). Déjà, première évolution notable au premier trimestre 2002 (lire ci-contre), la division vestimentaire, longtemps critiquée pour ses collections vieux jeu et peu performantes, a commencé à décoller. Les ventes de vêtements ont augmenté de 16,5 % par rapport à la même période de 2001, aidées par le lancement de nouvelles collections, destinées à une clientèle plus jeune.En ce qui concerne les prévisions pour l'année en cours, et si le marché de l'habillement au Royaume-Uni semble solide, Luc Vandevelde,émet des réserves sur la consommation en général : "il n'est pas sur que les niveaux actuels de dépense des consommateurs seront maintenus". Le PDG chiffre en outre à 50 millions de livres le coût des restructurations en cours.La prudence affichée par la groupe plait aux investisseurs. A Londres, le titre a gagné 13% depuis le début de l'année 2002. Ce mardi, le pessimisme affiché par le groupe pénalise l'action, qui a perdu 3,23% à 397,27 pence.

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